Electransmission: Qui est aKIDO et quel est son background?
A: aKido, c’est moi: Kim Gaboury. Je suis un artiste indépendant né à Québec et résidant depuis plusieurs années dans le Vieux-Longueuil. En plus de la musique, je m’occupe de l’aspect administratif et business en lien avec rendre disponible cette musique et en tirer un salaire. Ça fait plusieurs rôles à jouer, c’est très prenant, mais la liberté artistique et l’autonomie qui viennent avec ces choix sont essentielles pour moi.
Electransmission: Ta passion pour la musique a débuté très jeune. À 12 ans, tu avais ton premier "band" et jouait déjà déjà de la guitare. Comment t'es-tu intéressé à la musique électronique?
A: J’ai joué de la guitare dans divers groupes rock pendant mon adolescence, souvent avec mon frère à la batterie. Parallèlement, je faisais des enregistrements-maison sur 4-pistes. De cette façon, j’ai développé mon oreille, mon style de composition, d’arrangements, j’ai appris à jouer plusieurs instruments, etc. Lorsque j’ai eu mon premier ordinateur vers 1998, j’ai commencé à explorer les possibilités qu’offraient cet outil. En même temps, je découvrais des artistes comme Amon Tobin, Massive Attack et Aphex Twin qui me donnaient le goût d’explorer autre chose que le rock en groupe.
Electransmission: Quand as-tu décidé de créer aKIDO?
A: Vers 2004. Mon dernier groupe original, Zolof, a implosé en 1998 à la suite d’une rencontre importante au bureau de Warner Music. Un peu désabusé, j’ai bifurqué alors vers une carrière en design graphique, qui m’a tenu éloigné de la musique pendant plusieurs années. C’était très lucratif et j’ai appris beaucoup de choses qui me sont utiles aujourd’hui. Mais en revenant d’un voyage à Londres, totalement inspiré, j’ai décidé de tout laisser tomber, et de me concentrer sur la musique uniquement. J’ai terminé des démos de pièces qui trainaient dans un fond de tiroir depuis un certain temps, et c’est ce qui est devenu “Playtime”, mon premier album sous le nom de aKido. Au départ, je le voyais comme une carte de visite pour approcher des réalisateurs dans le but de faire de la musique de films. J’ai fait des envois à des radios, à des journalistes, etc, ce qui a provoqué plusieurs choses intéressantes comme l’album dans les palmarès à travers le Canada, un vidéo pour Les Humains qui a eu un bon succès, etc.
Electransmission: Quand aKIDO est sur scène, il y a toi et ton frère Martin. En dehors de la scène, est-ce que Martin a des tâches spécifiques dans le groupe ou es-tu le seul qui s'occupe vraiment de la production et de tout le reste?
A: Après avoir lancé Playtime indépendamment, et qu’il eu reçu un certain succès, une compagnie de disque m’a offert un contrat et proposé de le lancer officiellement, avec de la promo traditionnelle, distribution etc. C’est à ce moment que j’ai dû commencer à réfléchir sur la façon de performer cette musique en spectacle. Avant ça, je n’avais même pas pensé faire des spectacles avec aKido! Je ne suis pas DJ, les shows de laptop ne m’attirent pas, alors mon frère et moi avons développé aKido LIVE. C’est en constante évolution et cela reflète plus notre passé dans des formations rock que mon travail en studio. Puisque je travaille seul en studio et que ces musiques sont très personnelles, j’ai des idées précises sur la façon que cela doit être joué en spectacle. Parfois nous avons un bassiste, des chanteurs invités, des projections vidéos. Je m’entoure de gens très talentueux. Pour diverses raisons, nous ne faisons des spectacles que très rarement, alors à chaque fois c’est très différent.
Electransmission: Qui sont tes plus grandes influences?
A: Frank Zappa, Dmitri Shostakovich, The Beatles, Stanley Kubrick, Gregory Crewdson... La liste pourrait être très longue.
Electransmission: Sur quel label es-tu?
A: J’ai d’abord lancé mon premier album sans étiquette, indépendamment. Ensuite, j’ai signé un contrat avec une étiquette locale mais ce fut une mauvaise expérience sur tous les points. J’ai dû mettre aKido en veilleuse pendant un an et demi, ce qui m’a empêché de profiter d’un certain momentum. J’ai alors créé mon étiquette, Nordique, sur lequel je sors ma musique depuis. J’ai refusé quelques offres d’autres labels, certains assez gros. Ce sont des décisions difficiles à prendre sur le coup, mais je crois qu’il faut suivre son instinct avant tout.
Electransmission: Qu'est-ce qui t'inspire le plus pour la création musicale?
A: La vie, et les sensations fortes de la création. J’adore le feeling de transe quand on se laisse guider par nos idées et d’être surpris par où elles nous mènent... On ne se souvient jamais de comment on y est arrivé vraiment, alors à chaque fois c’est à recommencer. Un mélange d’angoisse et d’euphorie, c’est très particulier. Depuis le temps, j’ai accumulé un bassin de fans à travers le monde et quand je vois que ma musique touche des gens qui ne parlent pas la même langue que moi, qui ont un environnement et une culture totalement différente de la mienne, ça me fascine et me pousse à continuer.
Electransmission: Vinyl, CD or MP3?
A: C’est plutôt sans importance pour moi car la musique est intangible et que la façon de la percevoir est personnelle à chacun.
Electransmission: Finally, what are your future projects?
A: J’ai encore beaucoup de musiques que je veux enregistrer et lancer, et nous aimerions vraiment avoir la chance de tourner à l’international. D’ailleurs je suis en train d’explorer une façon de rejoindre tous ces fans éparpillés à travers la planète qui aimeraient nous voir en spectacle, en direct. Parallèlement, je fais de plus en plus de musique de films.
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aKIDO sur:
Facebook
Site officiel
Nordique Music (Label)

Electransmission: Ta passion pour la musique a débuté très jeune. À 12 ans, tu avais ton premier "band" et jouait déjà déjà de la guitare. Comment t'es-tu intéressé à la musique électronique?
A: J’ai joué de la guitare dans divers groupes rock pendant mon adolescence, souvent avec mon frère à la batterie. Parallèlement, je faisais des enregistrements-maison sur 4-pistes. De cette façon, j’ai développé mon oreille, mon style de composition, d’arrangements, j’ai appris à jouer plusieurs instruments, etc. Lorsque j’ai eu mon premier ordinateur vers 1998, j’ai commencé à explorer les possibilités qu’offraient cet outil. En même temps, je découvrais des artistes comme Amon Tobin, Massive Attack et Aphex Twin qui me donnaient le goût d’explorer autre chose que le rock en groupe.
Electransmission: Quand as-tu décidé de créer aKIDO?
A: Vers 2004. Mon dernier groupe original, Zolof, a implosé en 1998 à la suite d’une rencontre importante au bureau de Warner Music. Un peu désabusé, j’ai bifurqué alors vers une carrière en design graphique, qui m’a tenu éloigné de la musique pendant plusieurs années. C’était très lucratif et j’ai appris beaucoup de choses qui me sont utiles aujourd’hui. Mais en revenant d’un voyage à Londres, totalement inspiré, j’ai décidé de tout laisser tomber, et de me concentrer sur la musique uniquement. J’ai terminé des démos de pièces qui trainaient dans un fond de tiroir depuis un certain temps, et c’est ce qui est devenu “Playtime”, mon premier album sous le nom de aKido. Au départ, je le voyais comme une carte de visite pour approcher des réalisateurs dans le but de faire de la musique de films. J’ai fait des envois à des radios, à des journalistes, etc, ce qui a provoqué plusieurs choses intéressantes comme l’album dans les palmarès à travers le Canada, un vidéo pour Les Humains qui a eu un bon succès, etc.
Electransmission: Quand aKIDO est sur scène, il y a toi et ton frère Martin. En dehors de la scène, est-ce que Martin a des tâches spécifiques dans le groupe ou es-tu le seul qui s'occupe vraiment de la production et de tout le reste?
A: Après avoir lancé Playtime indépendamment, et qu’il eu reçu un certain succès, une compagnie de disque m’a offert un contrat et proposé de le lancer officiellement, avec de la promo traditionnelle, distribution etc. C’est à ce moment que j’ai dû commencer à réfléchir sur la façon de performer cette musique en spectacle. Avant ça, je n’avais même pas pensé faire des spectacles avec aKido! Je ne suis pas DJ, les shows de laptop ne m’attirent pas, alors mon frère et moi avons développé aKido LIVE. C’est en constante évolution et cela reflète plus notre passé dans des formations rock que mon travail en studio. Puisque je travaille seul en studio et que ces musiques sont très personnelles, j’ai des idées précises sur la façon que cela doit être joué en spectacle. Parfois nous avons un bassiste, des chanteurs invités, des projections vidéos. Je m’entoure de gens très talentueux. Pour diverses raisons, nous ne faisons des spectacles que très rarement, alors à chaque fois c’est très différent.
Electransmission: Qui sont tes plus grandes influences?
A: Frank Zappa, Dmitri Shostakovich, The Beatles, Stanley Kubrick, Gregory Crewdson... La liste pourrait être très longue.
Electransmission: Sur quel label es-tu?
A: J’ai d’abord lancé mon premier album sans étiquette, indépendamment. Ensuite, j’ai signé un contrat avec une étiquette locale mais ce fut une mauvaise expérience sur tous les points. J’ai dû mettre aKido en veilleuse pendant un an et demi, ce qui m’a empêché de profiter d’un certain momentum. J’ai alors créé mon étiquette, Nordique, sur lequel je sors ma musique depuis. J’ai refusé quelques offres d’autres labels, certains assez gros. Ce sont des décisions difficiles à prendre sur le coup, mais je crois qu’il faut suivre son instinct avant tout.
Electransmission: Qu'est-ce qui t'inspire le plus pour la création musicale?
A: La vie, et les sensations fortes de la création. J’adore le feeling de transe quand on se laisse guider par nos idées et d’être surpris par où elles nous mènent... On ne se souvient jamais de comment on y est arrivé vraiment, alors à chaque fois c’est à recommencer. Un mélange d’angoisse et d’euphorie, c’est très particulier. Depuis le temps, j’ai accumulé un bassin de fans à travers le monde et quand je vois que ma musique touche des gens qui ne parlent pas la même langue que moi, qui ont un environnement et une culture totalement différente de la mienne, ça me fascine et me pousse à continuer.
Electransmission: Vinyl, CD or MP3?
A: C’est plutôt sans importance pour moi car la musique est intangible et que la façon de la percevoir est personnelle à chacun.
Electransmission: Finally, what are your future projects?
A: J’ai encore beaucoup de musiques que je veux enregistrer et lancer, et nous aimerions vraiment avoir la chance de tourner à l’international. D’ailleurs je suis en train d’explorer une façon de rejoindre tous ces fans éparpillés à travers la planète qui aimeraient nous voir en spectacle, en direct. Parallèlement, je fais de plus en plus de musique de films.
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