samedi 20 août 2011

This interview is also available in english!

Qui ne connait pas Greg Pidcock? Après plusieurs années comme DJ dans plusieurs pays, il est maintenant installé à Montréal pour nous offrir ses meilleures sessions de DJ. Rencontre avec un DJ passionné.

Electransmission:Premièrement, pourrais-tu décrire un peu Greg Pidcock?

Greg
: Premièrement, Greg Pidcock n'est pas un pseudonyme. On me demande souvent si Pidcock est mon vrai nom ou pas et je peux t'assurer que ce l'est. Mon nom vient d'Angleterre comme mon père et le plupart de la meilleure musique sur terre. Mes origines viennent d'un peu partout par contre. Ma mère est de Los Angeles et je suis né à Calgary pour déménager à Bangkok à six ans. Après ça a été le Texas, Pérou, Ecuador et l'Inde pour mon adolescence. Mon parcours diversifié a défini mon son et j'ai pu expérimenter la musique dans tant de pays lorsque j'étais jeune que cela m'a ouvert l'esprit.

Electransmission: La passion pour la musique électronique a débuté très jeune chez toi. Comment tout cela a débuté?
Greg
: Wow, ceci est une question intense. Je me rappelle que je voulais une table tournante dès les 11 ou 12 ans. Je ne savais même pas ce que j'allais faire avec ces tables tournantes mais je les voulais, ça c'est certain. Comme je commençais à mettre de l'argent de côté, un de mes meilleurs amis a été un genre de contact, un pont vers le monde dans lequel je voulais m'introduire. Après cela, nous avons formé une petite équipe de quatre ou cinq DJs entre 13 et 15 ans faisant un jam chaque jour ensemble après l'école à Lima au Pérou. Mes parents sortaient de la ville quelques fois; moi et mon frère faisaient donc des partys de l'enfer lorsqu'ils partaient. J'ai même fait des gigs dans des clubs là-bas. J'avais à peine 15 ans - C'était les beaux jours.

Electransmission: Quelles ont été tes plus grandes influences?
Greg:
La diversité infinie de notre univers présent est définitivement la plus grande influence, mais mon père a eu une grande influence par comment et à quel point j'ai pu apprécier la musique. Il faisait souvent jouer du Pink Floyd et Bob Dylan quand j'étais petit. Nous sommes allés à au moins une vingtaine de concerts ensemble et il a toujours compris ma profonde connexion avec la musique. J'ai été capable de ramasser une douzaine d'albums ou compilations de gars dont je n'ai jamais entendu parler. Je sais que ce n'étais pas bien, mais cela était avant les MP3, je n'avais pas d'autre façon d'accéder à la musique car les magasins de CD dans ces pays étaient fraudeurs de toute façon.

Electransmission: Après avoir joué au Pérou, Écuador, Montréal et quelques autres places, quels sont tes plus beaux souvenirs?
Greg
: Pour l'Ecuador, je commençais à peine à expérimenter, mais les meilleurs souvenirs étaient d'écrire ces chansons techno nulles et de les montrer à mes amis de l'école. C'était des chansons techno industrielles terriblement mal produites, mais c'était quelque chose et de le faire me rendait heureux. Au Pérou, je n'ai pas eu à m'occuper de grand chose. Dans le milieu de la semaine, je me rendais aux meilleures soirées électroniques dans la ville. Une fois, mon père m'a même conduit pour voir un des DJs numéro un de l'époque, Tiësto, un jeudi dans un gros rave à Lima, sous condition que j'aille à l'école le jour suivant. Il est venu me chercher à 4:30 du matin. À ses yeux, si je voulais devenir un DJ, je me devais de faire l'expérience de qui le monde appelait numéro un. Oui, je sais que j'ai le meilleur père au monde. L'Inde a été aussi une grande part de mon évolution comme DJ. Quand j'y vivais, c'était le début de la musique house à Bombay. Ça a fait du bien d'en faire partie. Je suis retourné être DJ dans un festival à Goa appelé "Sunburn" il n'y a pas très longtemps et j'ai été témoin des changements massifs musicaux de l'Inde dans les 6 dernières années qui sont incroyables.

Electransmission: Après avoir eu une expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider d'avoir ton propre Label, Bad Pony Records?
Greg:
En fait ce n'est définitivement pas seulement mon label. Bad Pony Records est une idée créative de mon confident et mentor Tone Depth. Il avait besoin d'un coup de pouce pour sa musique et j'avais le grand intérêt de supporter un de mes héros. Éventuellement, je faisais assez de travail avec lui et le label que ça faisait seulement plus de sens que j'en fasse partie. Ma première parution, "Do Something", sortira en Septembre!

Electransmission: Quelle est ton opinion sur l'industrie de la musique de nos jours?
Greg
: Intense. Ça bouge si vite et les tracks dance pleuvent de nos jours. C'est tout de même une expérience et un défi à relever. J'aime bien toutes les variétés de musique de nos jours... Je peux trouver d'excellente musique qui va bien avec tous mes mood, peu importe comment je me sent en pensant sur le bouton. J'aime aussi comment les chansons peuvent s'agencer en dehors de toute barrière, être remixée et remixée en concordant avec tout genre de dancefloor. Le contrôle que nous avons avec le son ces jours-ci est incroyable.

Electransmission: Tu as joué avec plusieurs artistes tels que James Holden, Marc Romboy, Green Velvet, Layo & Bushwacka!, M.A.N.D.Y., Hector Romero, Stephane K, John Creamer, Angel Moraes, Tone Depth et plusieurs autres. Est-ce qu'il y a une collaboration que tu ne pourrais oublier?
Greg
: Pas mal toutes ces expériences étaient vraiment mémorables pour une raison ou une autre. Igloofest avec James Holden était le premier ÉNORME show que je n'ai jamais fait. J'ai entendu dire qu'il y a eu 80000 personnes qui sont venues à cette soirée! Aussi, jouer avec Layo & Bushwacka au Stéréo était définitivement une expérience maximale. J'ai attendu pendant 5 ans depuis la première fois que j'ai marché dans ce club avant de pouvoir jouer avec mes héros , ce qui était magique. Aussi, le Piknic Electronik avec Green Velvet était incroyable. Mention honorable à Philipp de M.A.N.D.Y, Kimberly Kitty et Maher Daniel pour un 24 heures de voyage à Ottawa le plus sauvage possible.

Electransmission: Tu détiens une soirée mensuelle au Cherry, à Montréal. Quel genre d'ambiance peut-on y trouver?
Greg: En fait je détiens deux soirées mensuelles au Cherry. Une s’appelle Pony Down que je fais avec Tony Depth le dernier samedi de chaque mois et l'autre s'appele "The Cock & The Cherry" que je fais avec Mimi Cherry, une performeuse burlesque de MondeOsé. L'endroit est dark, chaud et fou. Notre système de son est analogue et son design est fait par Angel Moraes. Définitivement ma deuxième maison à Montréal. Nous sommes une grosse famille heureuse and de loin c'est ma place préférée pour être DJ. Sang. Sueur. Larmes et Rires. Le show doit prendre place! Je fais beaucoup de Direction Artistique pour la soirée, Design et quelques uns des bookings au club aussi alors si tu viens voir au club même lorsque je ne suis pas DJ, il y a de fortes chances que j'y sois.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets à venir?
Greg
: Mon premier single sort en Septembre, je débute une ligne de vêtements avec des gens super, et j'ai aussi quelques surprises de plus à venir dans le futur.
Mais surtout, je serai DJ au Cherry avec Tone Depth le 27 Août!


jeudi 11 août 2011

Version anglais-english

Christian Pronovost est un des pionniers dans le milieu. Tout au long de sa carrière, il a su agencer ses multiples talents pour nous offrir une des meilleures boutiques et ses talents de DJ. Entretien avec un artiste de renommée.

Electransmission: Premièrement, pourrais-tu décrire Christian Pronovost?
Christian: Un jeune homme passionné avec un goût particulier pour la musique éclectique. Très inspiré par l'art populaire, la culture et les mouvements sociaux.

Electransmission: Le début de ta passion pour la musique électronique a débuté il y a longtemps et tu es derrière les tables tournantes pour plus de 30 ans maintenant. Comment tout cela a débuté?
Christian: Comme plusieurs d'entre nous vers la fin des années 70, en se tenant dans les magasins de disques, en écoutant la radio, en allant dans les clubs. Vers 1980 j'ai commencé à être DJ; je n'ai juste pas arrêté. J'ai aussi eu mon diplôme en Radiodiffusion et Certificat en Communications. J'ai travaillé pour CKOI FM / Radio-Canada / CKMF comme recherchiste musical & script. J'ai déménagé et vécu à New York pendant un bout de temps et je suis revenu en 1986 pour ouvrir Inbeat Records.

Vers la fin des années 80 et 90, j'ai joué un peu partout à Montréal dans la plupart des clubs, afterhours, lounge et les gros événements. Vers la fin des années 90, j'ai pris une année de congé et je suis déménagé à Londres pour développer le concept et l'idée de "Lost Heroes". Pendant une de mes visites à Montréal, j'ai eu l'opportunité de rendre Inbeat à un autre niveau, donc j'ai décidé de rester et d'emmener Inbeat dans un plus grand espace. (Inbeat a déménagé 5 fois en 21 ans) Je suis toujours resté DJ explorant le monde de la production.

À la fin des années 90, j'ai débuté la collaboration avec les designers de mode pour créer musique/ mix pour leur défilé de mode, peu après j'ai commencé à travailler comme consultant musical et directeur musical pour la Semaine de la Mode de Montréal ainsi que pour le Festival de Mode & Design. Inbeat a fermé ses portes en 2010 après 21 ans en affaires et je suis consultant musical / producteur à temps plein et je travaille sur une tonne de projets en Arts / Média / Corporation.

Electransmission: Quelles sont tes plus grandes influences?
Christian: Pas mal tout; Culture, arts, musique, histoire, soirées tardives, matinées, rencontrer des gens qui ont vécu avant moi.

Electransmission: Quels sont tes meilleurs souvenirs - comme DJ jusqu'à ta boutique Inbeat (RIP)?
Christian: Le meilleur souvenir pour Inbeat était de recevoir de la nouvelle musique chaque semaine pour 21 ans... Rien ne pourrait battre ça!

Comme DJ, je suis toujours heureusement surpris par la multitudes de soirées que je fais maintenant. C'est un grand privilège pour moi après toutes ces années de se sentir aussi excité et revitalisé à mettre de la musique et d'en découvrir.

Electransmission: Après avoir eu une expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider de créer ton propre label, Lost Heros, qui sortira bientôt?
Christian: Lost Heros est un label qui est toujours en processus de création. Je dois trouver le temps d'assembler les dernières parties du projet, ce qui est un gros défi. Ceci dit, j'ai une bonne pile de nouvelle musique prête à sortir.

Electransmission: Quel est ton opinion sur l'industrie de la musique ces jours-ci?
Christian: C'est une jungle. Tu dois vraiment L'AIMER... Parce que les heures investies ne rapportent pas beaucoup comparé à l'argent que tu reçois. Pour moi, c'est ce que je fais.

Electransmission: Lost Heroes Arts & Media, tu peux me parler un peu de ce que c'est?
Christian: Consultation musicale pour Corporations / Média, Création musicale pour annonces/ événements, Production musicale, Concept créatif pour Événements / Média.

Electransmission: As-tu des soirées
permanentes présentement?
Christian: Pour moi présentement, c'est vraiment de jouer avec et pour des gens dont j'aime vraiment la soirée et qui ont une appréciation pour ma forme d'art, c'est pourquoi j'ai débuté avec Rodrigo Vergara un concept intitulé "The Box" que nous pouvons emmener partout, tout comme un club "pop up". Nous faisons aussi une série de sessions de Lost Heroes avec des DJs invités / amis partageant la même vision de la vie et de la musique. Nous avons eu Osunlade&Alex de Tokyo et nous en aurons davantage en septembre.

J'ai joué dans tous les clubs majeurs ayant une influence dans la ville et je n'ai aucune intention d'arrêter pour l'instant! Je suis toujours en recherche du match parfait.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets à venir?
Christian Pronovost: Je travaille sur plusieurs défilés de mode pour la prochaine Saison de la Semaine de la Mode débutant en septembre. Créer ces shows demande beaucoup de temps et d'énergie. Produire et remixer beaucoup de musique, plusieurs collaborations... Débuter le Label avant 2012. Excellent spectacle avec l'Opéra de Montréal en collaboration avec Zïlon et le designer Montréalais pour un show à Los Angeles. Je travaille aussi sur un show live.

Christian Pronovost
Consultant Musical
Lost Heros Arts & Media
Portable: 514-499- 2063
Maison: 514-577-2063

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