Qui ne connait pas Greg Pidcock? Après plusieurs années comme DJ dans plusieurs pays, il est maintenant installé à Montréal pour nous offrir ses meilleures sessions de DJ. Rencontre avec un DJ passionné.
Electransmission:Premièrement, pourrais-tu décrire un peu Greg Pidcock?
Greg: Premièrement, Greg Pidcock n'est pas un pseudonyme. On me demande souvent si Pidcock est mon vrai nom ou pas et je peux t'assurer que ce l'est. Mon nom vient d'Angleterre comme mon père et le plupart de la meilleure musique sur terre. Mes origines viennent d'un peu partout par contre. Ma mère est de Los Angeles et je suis né à Calgary pour déménager à Bangkok à six ans. Après ça a été le Texas, Pérou, Ecuador et l'Inde pour mon adolescence. Mon parcours diversifié a défini mon son et j'ai pu expérimenter la musique dans tant de pays lorsque j'étais jeune que cela m'a ouvert l'esprit.
Electransmission: La passion pour la musique électronique a débuté très jeune chez toi. Comment tout cela a débuté?
Greg: Wow, ceci est une question intense. Je me rappelle que je voulais une table tournante dès les 11 ou 12 ans. Je ne savais même pas ce que j'allais faire avec ces tables tournantes mais je les voulais, ça c'est certain. Comme je commençais à mettre de l'argent de côté, un de mes meilleurs amis a été un genre de contact, un pont vers le monde dans lequel je voulais m'introduire. Après cela, nous avons formé une petite équipe de quatre ou cinq DJs entre 13 et 15 ans faisant un jam chaque jour ensemble après l'école à Lima au Pérou. Mes parents sortaient de la ville quelques fois; moi et mon frère faisaient donc des partys de l'enfer lorsqu'ils partaient. J'ai même fait des gigs dans des clubs là-bas. J'avais à peine 15 ans - C'était les beaux jours.
Electransmission: Quelles ont été tes plus grandes influences?
Greg: La diversité infinie de notre univers présent est définitivement la plus grande influence, mais mon père a eu une grande influence par comment et à quel point j'ai pu apprécier la musique. Il faisait souvent jouer du Pink Floyd et Bob Dylan quand j'étais petit. Nous sommes allés à au moins une vingtaine de concerts ensemble et il a toujours compris ma profonde connexion avec la musique. J'ai été capable de ramasser une douzaine d'albums ou compilations de gars dont je n'ai jamais entendu parler. Je sais que ce n'étais pas bien, mais cela était avant les MP3, je n'avais pas d'autre façon d'accéder à la musique car les magasins de CD dans ces pays étaient fraudeurs de toute façon.
Electransmission: Après avoir joué au Pérou, Écuador, Montréal et quelques autres places, quels sont tes plus beaux souvenirs?
Greg: Pour l'Ecuador, je commençais à peine à expérimenter, mais les meilleurs souvenirs étaient d'écrire ces chansons techno nulles et de les montrer à mes amis de l'école. C'était des chansons techno industrielles terriblement mal produites, mais c'était quelque chose et de le faire me rendait heureux. Au Pérou, je n'ai pas eu à m'occuper de grand chose. Dans le milieu de la semaine, je me rendais aux meilleures soirées électroniques dans la ville. Une fois, mon père m'a même conduit pour voir un des DJs numéro un de l'époque, Tiësto, un jeudi dans un gros rave à Lima, sous condition que j'aille à l'école le jour suivant. Il est venu me chercher à 4:30 du matin. À ses yeux, si je voulais devenir un DJ, je me devais de faire l'expérience de qui le monde appelait numéro un. Oui, je sais que j'ai le meilleur père au monde. L'Inde a été aussi une grande part de mon évolution comme DJ. Quand j'y vivais, c'était le début de la musique house à Bombay. Ça a fait du bien d'en faire partie. Je suis retourné être DJ dans un festival à Goa appelé "Sunburn" il n'y a pas très longtemps et j'ai été témoin des changements massifs musicaux de l'Inde dans les 6 dernières années qui sont incroyables.
Electransmission: Après avoir eu une expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider d'avoir ton propre Label, Bad Pony Records?
Greg: En fait ce n'est définitivement pas seulement mon label. Bad Pony Records est une idée créative de mon confident et mentor Tone Depth. Il avait besoin d'un coup de pouce pour sa musique et j'avais le grand intérêt de supporter un de mes héros. Éventuellement, je faisais assez de travail avec lui et le label que ça faisait seulement plus de sens que j'en fasse partie. Ma première parution, "Do Something", sortira en Septembre!
Electransmission: Quelle est ton opinion sur l'industrie de la musique de nos jours?
Greg: Intense. Ça bouge si vite et les tracks dance pleuvent de nos jours. C'est tout de même une expérience et un défi à relever. J'aime bien toutes les variétés de musique de nos jours... Je peux trouver d'excellente musique qui va bien avec tous mes mood, peu importe comment je me sent en pensant sur le bouton. J'aime aussi comment les chansons peuvent s'agencer en dehors de toute barrière, être remixée et remixée en concordant avec tout genre de dancefloor. Le contrôle que nous avons avec le son ces jours-ci est incroyable.
Electransmission: Tu as joué avec plusieurs artistes tels que James Holden, Marc Romboy, Green Velvet, Layo & Bushwacka!, M.A.N.D.Y., Hector Romero, Stephane K, John Creamer, Angel Moraes, Tone Depth et plusieurs autres. Est-ce qu'il y a une collaboration que tu ne pourrais oublier?
Greg: Pas mal toutes ces expériences étaient vraiment mémorables pour une raison ou une autre. Igloofest avec James Holden était le premier ÉNORME show que je n'ai jamais fait. J'ai entendu dire qu'il y a eu 80000 personnes qui sont venues à cette soirée! Aussi, jouer avec Layo & Bushwacka au Stéréo était définitivement une expérience maximale. J'ai attendu pendant 5 ans depuis la première fois que j'ai marché dans ce club avant de pouvoir jouer avec mes héros , ce qui était magique. Aussi, le Piknic Electronik avec Green Velvet était incroyable. Mention honorable à Philipp de M.A.N.D.Y, Kimberly Kitty et Maher Daniel pour un 24 heures de voyage à Ottawa le plus sauvage possible.
Electransmission: Tu détiens une soirée mensuelle au Cherry, à Montréal. Quel genre d'ambiance peut-on y trouver?
Greg: En fait je détiens deux soirées mensuelles au Cherry. Une s’appelle Pony Down que je fais avec Tony Depth le dernier samedi de chaque mois et l'autre s'appele "The Cock & The Cherry" que je fais avec Mimi Cherry, une performeuse burlesque de MondeOsé. L'endroit est dark, chaud et fou. Notre système de son est analogue et son design est fait par Angel Moraes. Définitivement ma deuxième maison à Montréal. Nous sommes une grosse famille heureuse and de loin c'est ma place préférée pour être DJ. Sang. Sueur. Larmes et Rires. Le show doit prendre place! Je fais beaucoup de Direction Artistique pour la soirée, Design et quelques uns des bookings au club aussi alors si tu viens voir au club même lorsque je ne suis pas DJ, il y a de fortes chances que j'y sois.
Electransmission: Finalement, quels sont tes projets à venir?
Greg: Mon premier single sort en Septembre, je débute une ligne de vêtements avec des gens super, et j'ai aussi quelques surprises de plus à venir dans le futur.
Mais surtout, je serai DJ au Cherry avec Tone Depth le 27 Août!
Le 27 Août au Cherry,
417 St-Pierre, Montréal (Google Map)
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