MAYDAY est une DJ Montréalaise forte talentueuse, connue surtout pour ses apparitions aux soirées Beat Me Up de Mary Hell. Elle a notamment participé et gagné au concours Diesel DJ Contest en 2009. Découvrons-la un peu davantage.Electransmission: Peux-tu décrire Mayday?
Mayday: Une geek dans des vêtements cool.
Electransmission: Quand ta passion pour le DJing et la musique électronique a-t-elle débuté?
Mayday: J'ai été chanceuse de grandir avec deux frères et une famille en général qui étaient passionnés de la musique. Lorsque j'ai commencer à mixer, j'ai commencé à le faire car mon frère le faisait aussi. Je faisais jouer du hip-hop mais simultanément, j'ai commencé à être pas mal dans la scène rave de Toronto, ce qui montait vraiment en flèche à l'époque. Ces événements ainsi que tous ces enregistrements de cassettes dont j'avais accès m'ont donné un intérêt réel pour la musique électronique et au DJing. Je trouvais cela vraiment fascinant de pouvoir combiner deux chansons et que le résultat aie l'air d'une seule chanson pour une certaine période de temps, comparé au mixage de hip-hop qui était beaucoup plus du coupage ainsi que des mixes plus courts (même si j'aimais ça et que j'aime toujours ça).
À cette époque, il n'y avait pas réellement de façon d'écouter de chansons électroniques complètes , du début à la fin, à moins que tu aie acheté le vinyl. Alors en quelque sorte, je crois qu'en 2000 j'ai commencé à dépenser le peu d'argent que j'avais venant d'une job merdeuse à temps partiel (je crois que c'était un déli!) pour m'acheter de la musique Drum&Bass.
Electransmission: CD, Vinyl ou MP3?
Mayday: Dans un monde parfait, nous jouerions tout des vinyls et les vinyls seraient abordables (et aussi vraiment faciles à transporter), mais la réalité est que ce n'est pas le cas et les temps changent et doivent changer. Je crois que, comme remarque positive, qu'une musique digitale de qualité est remarquable, surtout pour la musique électronique. J'achète 15 chansons par semaine; je crois que je ne suis JAMAIS allée dans un magasin pour m'acheter 15 vinyls d'un seul coup... En fait je sais que je l'ai jamais fait.
La musique digitale me permet d'avoir accès à ma collection complète de musique en même temps, peu importe quand je suis DJ. Cela permet aussi aux DJs de se connecter à plusieurs styles différents. J'étais un DJ drum&bass au début, mais j'ai toujours gardé un intérêt marqué pour tout type de musique électronique et le coût des vinyls m'empêchait d'être capable d'exprimer mes autres intérêts via le DJing. La musique digitale a tout changé pour ça.
Je crois que dans n'importe quelle profession on doit s'adapter aux changements technologiques, au moins d'en être conscient.
Electransmission: Qu'est-ce qui t'a emmenée à produire ton site de podcasts?
Mayday: Je voulais un moyen pour partager la musique que je découvrais sur une base régulière. Je trouvais cela difficile de faire des mixes promotionnels et de rétrécir tout ça, car cela valait des mois de chansons. Étant donné que j'achetais encore plus de musique que jamais, j'ai cru qu'il serait intéressant de faire régulièrement des mixes de nouveautés, puis c'est une bonne façon de se faire une promo entre deux gigs.
Electransmission: Quelle est ton opinion à propos de la scène électronique Montréalaise actuelle?
Mayday: Je crois qu'il y a pas mal d'événements qui sont produits(d'après moi) pour les mauvaises raisons. Les gens ont l'air de porter de moins en moins d'attention à la musique de qualité, mais beaucoup plus par contre à monter sur le stage et se faire prendre en photo, être VIP ou n'importe quelle autre façon que les promoteurs peuvent trouver d'attirer la foule. Il y a beaucoup de drogue et je crois que cet aspect devient excessif avec quelques une des jeunes scènes, et cela me fait peur quand je pense à ce que je voyais et ce que la drogue pouvait faire aux gens ainsi qu'au nightlife dans le passé.
Quelques fois il me semble que les bons DJs et les producteurs jouant de la bonne musique ne reçoivent pas l'attention des gens comme il le faudrait, et je mentirais si je disais que je ne me demande pas ce qui se passe, ni même que je me demande bien si je devrais encore continuer là-dedans.. ou si j'ai une place à Montréal.
PAR CONTRE, il y a plusieurs personnes qui je crois font d'excellents trucs même si ce n'est pas vraiment dans ma lignée. J'ai la chance d'avoir de bons amis DJs comme Vilify, Guilty et Corey K., qui produisent et jouent dans les meilleurs événements de la ville. Je suis fière qu'ils obtiennent la reconnaissance et ils le méritent, qu'ils jouent ma musique ou pas.
Electransmission: Penses-tu à la production?
Mayday: La plupart des gens ne le savent pas, mais souvent je m'assois et produis beaucoup de musique, je ne me sent juste pas prête à publier cet aspect de moi. Je crois qu'en étant DJ, je sais quelles sont les bonnes chansons et qu'il est important pour les producteurs de travailler sur un son/style qui leur appartient et qu'il leur est propre. Lorsque je joue mes chansons à côté d'artistes que j'aime, je ne sent pas qu'elles sont à ce niveau encore.
Je ne crois pas que tout le monde doit aimer ma musique, mais quand ils l'entendront, je veux qu'ils entendent des sons solides fait avec du bon matériel et des éléments qui composent une bonne chanson, que l'on aime la chanson ou pas.
En même temps, des fois je crois que je devrais cesser d'être une mauviette et de faire entendre mes chansons aux gens, pour voir ce qui se passe. Peut-être suis-je trop dure avec moi-même.
Electransmission: Finalement, quels sont tes projets futurs?
Mayday: En ce moment, je m'apprête à me préparer à déjeuner. C'est pas mal le plus loin que je veux projeter. :)
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