lundi 30 mai 2011

MAYDAY est une DJ Montréalaise forte talentueuse, connue surtout pour ses apparitions aux soirées Beat Me Up de Mary Hell. Elle a notamment participé et gagné au concours Diesel DJ Contest en 2009. Découvrons-la un peu davantage.

Electransmission: Peux-tu décrire Mayday?
Mayday: Une geek dans des vêtements cool.

Electransmission: Quand ta passion pour le DJing et la musique électronique a-t-elle débuté?
Mayday: J'ai été chanceuse de grandir avec deux frères et une famille en général qui étaient passionnés de la musique. Lorsque j'ai commencer à mixer, j'ai commencé à le faire car mon frère le faisait aussi. Je faisais jouer du hip-hop mais simultanément, j'ai commencé à être pas mal dans la scène rave de Toronto, ce qui montait vraiment en flèche à l'époque. Ces événements ainsi que tous ces enregistrements de cassettes dont j'avais accès m'ont donné un intérêt réel pour la musique électronique et au DJing. Je trouvais cela vraiment fascinant de pouvoir combiner deux chansons et que le résultat aie l'air d'une seule chanson pour une certaine période de temps, comparé au mixage de hip-hop qui était beaucoup plus du coupage ainsi que des mixes plus courts (même si j'aimais ça et que j'aime toujours ça).

À cette époque, il n'y avait pas réellement de façon d'écouter de chansons électroniques complètes , du début à la fin, à moins que tu aie acheté le vinyl. Alors en quelque sorte, je crois qu'en 2000 j'ai commencé à dépenser le peu d'argent que j'avais venant d'une job merdeuse à temps partiel (je crois que c'était un déli!) pour m'acheter de la musique Drum&Bass.

Electransmission: CD, Vinyl ou MP3?
Mayday: Dans un monde parfait, nous jouerions tout des vinyls et les vinyls seraient abordables (et aussi vraiment faciles à transporter), mais la réalité est que ce n'est pas le cas et les temps changent et doivent changer. Je crois que, comme remarque positive, qu'une musique digitale de qualité est remarquable, surtout pour la musique électronique. J'achète 15 chansons par semaine; je crois que je ne suis JAMAIS allée dans un magasin pour m'acheter 15 vinyls d'un seul coup... En fait je sais que je l'ai jamais fait.

La musique digitale me permet d'avoir accès à ma collection complète de musique en même temps, peu importe quand je suis DJ. Cela permet aussi aux DJs de se connecter à plusieurs styles différents. J'étais un DJ drum&bass au début, mais j'ai toujours gardé un intérêt marqué pour tout type de musique électronique et le coût des vinyls m'empêchait d'être capable d'exprimer mes autres intérêts via le DJing. La musique digitale a tout changé pour ça.

Je crois que dans n'importe quelle profession on doit s'adapter aux changements technologiques, au moins d'en être conscient.

Electransmission: Qu'est-ce qui t'a emmenée à produire ton site de podcasts?
Mayday: Je voulais un moyen pour partager la musique que je découvrais sur une base régulière. Je trouvais cela difficile de faire des mixes promotionnels et de rétrécir tout ça, car cela valait des mois de chansons. Étant donné que j'achetais encore plus de musique que jamais, j'ai cru qu'il serait intéressant de faire régulièrement des mixes de nouveautés, puis c'est une bonne façon de se faire une promo entre deux gigs.

Electransmission: Quelle est ton opinion à propos de la scène électronique Montréalaise actuelle?
Mayday
: Je crois qu'il y a pas mal d'événements qui sont produits(d'après moi) pour les mauvaises raisons. Les gens ont l'air de porter de moins en moins d'attention à la musique de qualité, mais beaucoup plus par contre à monter sur le stage et se faire prendre en photo, être VIP ou n'importe quelle autre façon que les promoteurs peuvent trouver d'attirer la foule. Il y a beaucoup de drogue et je crois que cet aspect devient excessif avec quelques une des jeunes scènes, et cela me fait peur quand je pense à ce que je voyais et ce que la drogue pouvait faire aux gens ainsi qu'au nightlife dans le passé.

Quelques fois il me semble que les bons DJs et les producteurs jouant de la bonne musique ne reçoivent pas l'attention des gens comme il le faudrait, et je mentirais si je disais que je ne me demande pas ce qui se passe, ni même que je me demande bien si je devrais encore continuer là-dedans.. ou si j'ai une place à Montréal.

PAR CONTRE, il y a plusieurs personnes qui je crois font d'excellents trucs même si ce n'est pas vraiment dans ma lignée. J'ai la chance d'avoir de bons amis DJs comme Vilify, Guilty et Corey K., qui produisent et jouent dans les meilleurs événements de la ville. Je suis fière qu'ils obtiennent la reconnaissance et ils le méritent, qu'ils jouent ma musique ou pas.

Electransmission: Penses-tu à la production?
Mayday: La plupart des gens ne le savent pas, mais souvent je m'assois et produis beaucoup de musique, je ne me sent juste pas prête à publier cet aspect de moi. Je crois qu'en étant DJ, je sais quelles sont les bonnes chansons et qu'il est important pour les producteurs de travailler sur un son/style qui leur appartient et qu'il leur est propre. Lorsque je joue mes chansons à côté d'artistes que j'aime, je ne sent pas qu'elles sont à ce niveau encore.

Je ne crois pas que tout le monde doit aimer ma musique, mais quand ils l'entendront, je veux qu'ils entendent des sons solides fait avec du bon matériel et des éléments qui composent une bonne chanson, que l'on aime la chanson ou pas.

En même temps, des fois je crois que je devrais cesser d'être une mauviette et de faire entendre mes chansons aux gens, pour voir ce qui se passe. Peut-être suis-je trop dure avec moi-même.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets futurs?
Mayday: En ce moment, je m'apprête à me préparer à déjeuner. C'est pas mal le plus loin que je veux projeter. :)

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vendredi 13 mai 2011

Jori est un compositeur Finlandais passionné par la musique électronique. La plupart peuvent le reconnaître par ses autres projets, dont Zyntherius et Kebacid. On vous fait découvrir davantage à propos du grand artiste.

Electransmission: Peux-tu décrire Jori Hulkkonen?
Jori: Premièrement et sûrement, je suis un amoureux de la musique. En plus un DJ, producteur, collectionneur de musique, passionné du synthétiseur mais j'écris aussi des chansons.

Electransmission: De quelle façon t'es-tu intéressé à la musique électronique ainsi qu'à la production?
Jori: Je n'ai jamais été une personne très sociable, alors découvrir la musique électronique dans les années '80 était quelque chose de parfait pour moi; nous pouvions tout faire nous-mêmes, sans être dans un band ou même sans avoir à apprendre à jouer de la guitare. Tout ce dont tu avais besoin, c'était de bonnes idées, quelques synthétiseurs et la passion de la musique.

Electransmission: Tu as plusieurs influences musicales, dont le synthpop, house, electro et techno. Comment décrirais-tu ton son?
Jori: J'ai 10 albums à mon actif (dont 2 qui paraissent cette année), plus d'une centaine de Vinyls 12' et un peu de production. Je dirais qu'il y a beaucoup de variation et que de décrire mon "son" devient alors plus difficile. Naturellement, j'ai quand même quelques genres de sons dans lesquels j'aime retourner ici et là ainsi que quelques équipements que l'on peut reconnaître. Sinon je crois que mon son est bien, mais pas trop poli, avec beaucoup de profondeur avec une dose de caractère.

Electransmission: Il y a plusieurs types d'ambiance dans ta musique. Que veux-tu offrir à ton public?
Jori: Je sais que cela est un cliché, mais je ne fais pas de musique pour mon public en premier, qui je crois est une force qui donne à ta musique un arrêt du temps.
Mais évidemment dans ma musique, j'aimerais exprimer quelques idées, que ce soit de la dance music ou quelque chose fait pour être écouté à la maison. Dans un sens, je veux donner quelque chose qui attire ton attention et, je l'espère, te mènera quelque part. Où, cela dépend de la personne qui l'écoute.

Electransmission: Es-tu souvent DJ en dehors de la production?
Jori: Les derniers 6 mois ont été pour mois très occupés au studio alors il y a eu moins de travail comme DJ, mais maintenant la balance se maintient à lentement plus de DJ et moins de studio, ce qui est bien. C'est un des aspects que j'aime à propos de ce travail, le fait que tu peuves balancer entre les 2 dépendant de plusieurs aspect; seul au studio pendant des semaines comparé à voyager et jouer dans les clubs.

Electransmission: Tu participes aussi à un projet avec Tiga, nommé Zyntherius. Comment cela a-t-il débuté?
Jori: Durant les 20 dernières années, j'ai produit plusieurs albums et il y a eu environ 25 pseudonymes, Zyntherius est un parmi eux et n'est pas très actif. J'avais simplement besoin d'un nom en 2001 pour moi et Tiga avec la sortie de Sunglasses et c'était un des plusieurs que j'ai écrit comme potentiel. Tiga & Zyntherius sonnait bien, à mon avis.

Electransmission: Ressens-tu une certaine nostalgie envers l'ancienne ère techno/house?
Jori: La nostalgie est un sentiment dangereux. Cela rend tout plus vieux, même ce dont tu ne t'intéressais pas trop avant paraît mieux. Pour la plupart des gens, la musique n'est que nostalgie. Lorsque tu vieillis, tu écoutes la musique que tu écoutais lorsque tu étais jeune ou au secondaire et d'une façon, ça te touche toujours... J'ai toujours été intéressé par la nouvelle musique, curieux de ce qui va se passer par la suite. Quelques fois je trippe et mets de vieux trucs, mais la nouveauté est toujours le chemin je crois. J'aurai assez de temps pour être nostalgique lorsque je prendrai ma retraite.

Finalement, peux-tu me parler un peu de tes projets à venir?
Jori: En ce moment, il y a un peu d'action du côté des parutions, c'est un peu le temps d'être payé pour avoir été tout ce temps enfermé dans le studio l'hiver dernier.

Premièrement, il y a le second album de PROCESSORY, un duo de moi et Jerry Valuri. L'album se nomme Change is Gradual et il sort le 31 mai sur Sugarcane Records (U.S)
http://www.sugarcanerecordings.com
http://www.youtube.com/user/sugarsmarcus

Deuxièmement, une autre collaboration de moi et Tania Bowers de Via Tania, THE TANIA AND JORI CONTINENTS qui sort le 21 Août sur le label Australien Other Tongues. Synthpop et chamberpop sont les ambiances. Tania a une voix superbe.

Et troisièmement, sortant le 14 juin, une collaboration que je tente d'avoir depuis longtemps avec Chris Lowe des Pet Shop Boys, STOP MODERNISTS, qui est un cover d'un classique de New Order, Subculture.
http://soundcloud.com/sahko/stop-modernists-subculture


Par Marjolaine Robichaud