samedi 23 avril 2011


Matt Walsh est un DJ et producteur de renommée. Signé sur Turbo et sur son propre label Clouded Visions, il nous parle brièvement de sa trajectoire.

Electransmission: Premièrement, peux-tu décrire un peu Matt Walsh?
Matt: Mâle bien soigné originaire de Londres, trippant sur la musique.

Electransmission: Ta passion pour la musique électronique a débuté quand tu étais jeune, lorsque la musique house était à son plus haut dans les années 90. Comment t'es-tu penché vers cette direction?
Matt: Je ne l'ai pas vraiment réalisé, c'est seulement arrivé. J'ai toujours eu une collection massive de musique donc pour moi, ça fait du sens de vouloir la partager avec les autres.

Electransmission: Lorsque tu spinnais au T-Bar de Londres, tu as été aperçu par Tiga et tu as signé sur Turbo. Est-ce que c'est par la suite que tout s'est enchaîné?
Matt: Lorsque je suis allée chez lui à Montréal, nous avons joué plusieurs hits acid dans une cave. Par la suite j'ai réellement débuté la production.

Electransmission: À quels clubs en Europe es-tu DJ présentement / ou a été?
Matt: Je suis résident à la soire Bugged Out! au bar XOYO de Londres. J'adore jouer en France, j'ai eu un gig à Rennes il y a quelques semaines qui a été un de mes favoris cette années pour le moment.

Electransmission: Après avoir eu de l'expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider d'avoir ton propre label, Clouded Visions?
Matt: Je reçois tellement de démos que j'ai décidé de les faire connaître comme cela. C'est une excellente façon de faire connaître tes goûts aux gens. Le concept de mon label est de refléter mes influences new wave et house. Je veux le garder le moins techno possible ni trop orienté sur la musique du moment pour cette raison.

Electransmission: Quelle est ton opinion sur l'industrie de la musique ces temps-ci?
Matt: Super, excitante. Chaque semaine il y a un nouveau train à sauter dedans.

Electransmission: On décrit ton son comme étant d'une énergie propulsante. Comment, toi, le décrirais-tu?
Matt: Je dirais entre le son d'une fracture du menton profonde et le rave festival des idiots.

Electransmission: Qui sont tes plus grandes influences?
Matt: Mon père m'a forcé à acheter de la musique dès un très jeune âge, il est donc mon influence première. Comme DJs, les premiers que je suis fanatique sont David Holmes et Andrew Weatherall.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets futurs?
Matt: Je vais à Nice la semaine prochaine pour terminer un 2e EP avec l'artiste français Zhao. J'ai un EP Clouded Visions qui paraîtra en mai sur MEANT intitulé "Room 101" et le prochain EP de mon label sera par The Countach, avec des remixes de Remain, Club Silencio, Miguel Manzano et Clouded Vision.
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Matt Walsh
www.myspace.com/djmattwalsh
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www.facebook.com/mattwalshcv
www.djmattwalsh.blogspot.com
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Bookings: laetitia@decked-out.co.uk
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Presse: nathan@nton.co.uk
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Par: Marjolaine Robichaud
Electransmission©

jeudi 21 avril 2011

On a pu l'entendre aux soirées F_CKSTAR du Sky et à GENDER BLENDER au Saphir, puis voilà qu'il est déjà parmi les DJ les plus émergents de Montréal. Après plusieurs sessions au CIRQUE DE BOUDOIR, on l'a entendu mixer auprès de DJ Mini ainsi qu'aux soirées Mad Maus.


Photo: Rita-Adèle Beaulieu

Mais d'où provient ce jeune talentueux qui se cache derrière les tables tournantes pour nous faire danser jusqu'aux petites heures du matin? C'est ce que nous saurons car Electransmission s'entretiens avec lui.

Electransmission: Narciss, peux-tu m'expliquer comment tu as débuté à être DJ?
Narciss: Personnellement, ça a commencé du jour au lendemain. J’avais toujours voulu faire une carrière en musique, ou quelque chose du genre, mais j’ai jamais vraiment réussi à exceller dans un instrument quelconque. Et puis, j’ai commencé à m’intéresser à la musique électronique. Sur un coup de tête, j’ai décidé d’arrêter mes projets d’études que je voulais faire pour devenir DJ. Je suis venu à Montréal en partie pour ça. Et puis, j’ai rencontré des gens, je me suis fait des contacts. Je ne savais presque rien sur comment ça fonctionnait et tout. Un ami, et DJ, Jonnybonnyrock, m’a initié, puis je me suis acheté de l’équipement et j’ai pratiqué. C’est un peu grâce à lui que j’en suis ici aujourd’hui, il m’a donné la chance de mixer avec lui à sa soirée de l’époque, F_CKSTAR, puis ensuite de travailler avec lui sur différent projet de soirée, dont Gender Blender. Ça été mon entrée en matière.

Electransmission: À quel moment as-tu su que c'est réellement ce que tu voulais faire?
Narciss: C’était dans un after-party organisé par Cirque De Boudoir. Il y avait peut-être 150 personnes, plus ou moins. Les gens embarquaient vraiment. L’énergie que ça peut créer de voir tout le monde danser quand c’est nous qui joue, c’est magique. Après y avoir goûter une fois, je ne pouvais plus y renoncer.

Electransmission: Pourquoi le nom "NARCISS" ?
Narciss: J’ai décidé ça sur un coup de tête. Je trouvais ça beau, simple et froid. J’aimais aussi le parallèle qu’il y avait à faire entre ce personnage et la société dans laquelle on vit actuellement.

Electransmission: La scène électronique montréalaise semble avoir de plus en plus de DJs émergents; crois-tu que cela ressemble à une compétition? Quelles qualités penses-tu qu'il faut posséder pour demeurer longtemps dans le milieu?
Narciss: De la compétition? Je ne sais pas si je peux appeler ça comme ça. C’est sur que dans un sens, il y a de plus en plus de DJ, mais de moins en moins de bar, donc ça peut affecter, mais je crois que chaque DJ a un style particulier à lui. Par exemple, il y a de plus en plus de groupe de musique, est-ce que ça fait des groupes des compétiteurs pour les autres. Je crois que si on propose un produit propre à soit, et travaillé, on peut trouver sa place parmi tout ça. Après ça, faut savoir ce que l’on veut, et surtout pourquoi est-ce qu’on veut être DJ. Ça devient très facile de se faire remplacer par d’autres si on a pour but simplement d’impressionner, ou de simplement porter le titre de DJ par exemple. Faut être capable de voir ce métier autrement que simplement comme un moyen de gratification quelconque, parce que sinon, c’est foutu.

Electransmission: Dans quel type d'événement Narciss est le plus propice à être DJ et quelle ambiance s'attend-on à recevoir de ta part?
Narciss: Je ne crois pas jouer dans un type d’événement en particulier (si c’est le cas, ce n’est pas voulu). Mais c’est certain que j’ai une préférence à jouer dans les afterhours. J’ai toujours eu l’impression que la musique que je joue se marie bien avec ce moment là de la soirée, c’est plus propice pour une ambiance plus sombre, avec des beats plus lourds. Ça fait tellement plus décadent!

Electransmission: Techno, électro ou minimal.. Du pareil au même pour toi? À quel type de son se réfère-t-on lorsqu'on pense à Narciss?
Narciss: Avec le temps, je crois qu’on ne classe même plus les morceaux. Quand j’entends une chanson, je me demande plus si je l’aime que quel est son style musical et si ça va « fitter » dans mes sets. Si j’aime un morceau, je le joue. C’est sur qu’il faut se définir à un moment ou l’autre, à ce moment là, ça peut être important. Si on veut me situer, je peux dire que je suis situé à quelque part entre la grande influence de l’electroclash de l’époque et les beats froids du techno-minimal actuel.

Electransmission: Es-tu davantage CD ou VINYL?
Narciss : Vinyl, mais c’est dommage parce que de plus en plus la référence dans les bars est le CD, donc on doit plus jouer avec ça.

Electransmission: Le disque/vinyl le plus rare de ta collection?
Narciss: La première version du Poney E.P. de Vitalic.

Electransmission: Quelle relation entretiens-tu avec la musique?
Narciss: C’est un besoin vital, voilà tout.

Electransmission: J'ai cru comprendre que tu voulais être promoteur d'événements?
Narciss: Ça va de soi quand on est DJ. Je crois que si on veut qu’un genre de soirée décolle, il faut être celui qui met le projet en branle. Sinon, c’est sûr que rien ne va se passer.

Electransmission: Quelles sont tes artistes préférés et tes plus grandes influences, puis pourquoi?
Narciss: Vitalic pour sa musique, aucun mot pour décrire. C’est comme un amour inconditionnel. Ivan Smagghe et Clement Meyer comme DJ préférés, c’est eux qui m’ont le plus influencé avec leur son sombre et froid. Mon plus grand modèle reste Tiga pour son parcours ici à Montréal.

Electransmission: Y-a-t-il des artistes avec lesquels tu aimerais collaborer?
Narciss: Je dirais que c’est les mêmes personnes que dans la question précédente. Je me suis toujours dis que le jours que jouerais dans le même lineup qu’Ivan Smagghe ou Vitalic, j’aurais réussi. Pour ce qui est du local, j’aimerais bien travailler avec Mini, Jordan Dare et Mike Mind éventuellement.

Electransmission: Tu m'as déjà fait part que tu voyais ton travail comme une création, peux-tu m'expliquer davantage ce que tu veux dire?
Narciss: Pour moi, je ne vois pas le DJing comme un enlignement simple de chanson. Je crois qu’à chaque fois, on crée quelque chose de nouveau, une suite unique. C’est ça qui fait en sorte que je suis absorbé parce que je fais. On finit par savoir comment faire agir le public d’une certaine façon, et on joue en conséquence. C’est en partie ce qui explique mon non-favoritisme aux demandes spéciales. Je crois que ce qui fait qu’un DJ est bon, c’est qu’il soit capable de faire lever la foule sans même avoir à jouer le tube du moment.

Electransmission: Quels sont tes projets à court terme?
Narciss: Je dirais que pour le moment, j’aimerais développer une petite soirée, ou des événements qui reviendraient à chaque mois. J’aimerais bien me mettre à la composition et production de musique aussi. Ça fait un moment que j’y pense, je crois que je suis enfin prêt à m’y mettre.


Le dernier mix de Narciss : Winterstorm
Winterstorm by Narciss

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mardi 19 avril 2011




DJ, fondateur du populaire blog Get the Curse, producteur et j’en passe, Clement Meyer est un incontournable. Electransmission s'entretiens avec lui pour en savoir davantage sur son parcours et ses projets.

Electransmission: : Bonjour Clément! D’où vient ta passion pour la musique électronique?
Clement: À la base , j'ai toujours été passionné de musique, la musique électronique est venu quand j'ai commencé à me lasser du reste. les premières sorties en club vers 2001 , 2002 ont été primordiales. J'étais fasciné par cette musique à la fois froide, violente et puant le sexe. C'était beaucoup plus décadent que la house soulful ou la disco funk qui ne me touchaient pas. A cette époque, j'ai vraiment eu le sentiment de toucher du doigt tout une partie de la musique inconnue pour moi. j'ai compris qu'il était possible de faire de la bonne musique de club, pas juste du beat au kilomètre, et ça a changé ma vie.

Electransmission : Tu as été repéré rapidement en 2007 pour jouer au Social Club, un des endroits les plus branchés de Paris. Comment cette expérience a-t-elle débuté?
Clement: On a eu la chance d'être arrivé à l'ouverture du Social Club au tout début 2008. Auparavant, Get The Curse avait une soirée à la Flèche d'or et au Nouveau Casino mais on a rapidement voulu s'impliquer dans ce nouveau club qui nous excitait incroyablement. Il faut savoir qu'il y a 3 ans, la nuit à Paris était déprimante (contrairement à aujourd'hui il n'y a jamais eu autant d'offres et de gens dehors) , le Triptyque avait fermé, le Paris Paris aussi, la Flèche d'Or également.
C'est peut être pour ça que la soirée au Social Club a bien fonctionné. On a expérimenté en ramenant de nombreux artistes encore peu connus à l'époque, (voir les dernières http://www.facebook.com/getthecurse?sk=app_139229522811253 ) et le social nous a soutenu à fond dans cette démarche. Mais la résidence GTC touche d'ailleurs à sa fin au social club, et elle devrait revenir dans un autre club d'ici quelques mois..

Electransmission : Qu’est-ce qui t’a emmené à avoir un parcours de DJ et producteur?
Clement: DJ a toujours été logique, simple et naturel dans la mesure où je me suis toujours fait des compilations depuis que j'ai 13 ans, je dois encore avoir certaines cassettes quelque part! J'ai toujours adoré approfondir mes connaissances en musique, me faire toute la discographie d'un artiste, parcourir le back catalogue d'un label etc. J'ai toujours été un collectionneur de musique, acheter des vinyls était donc un hobby fait pour moi.
Le passage à la production est venu par la suite, c'est un cheminement personnel, pour réussir à matérialiser les idées que j'avais en tête. Mais c'était nécessaire, car passer les disques des autres ne me suffisait plus. J'avais besoin d'exorciser certaines idées et certains aspects de mes mixes. J'appréhendais ce passage à la production mais les choses se sont mieux passées que prévu.

Electransmission : Comment décrirais-tu ton son?
Clement: J'aime concevoir ma musique dans le cadre du club. Je veux qu'elle soit intense, futuristique, polaire, et sexy en même temps.

Electransmission : Est-ce que tu as une préférence entre le DJing et la production?
Clement: Difficile de choisir. Je ne pourrais pas faire l'un sans l'autre. J'adore me retrouver en club, j'adore mixer, voir les gens danser mais j'adore tout autant passer du temps à produire me noyer dans les boucles. C'est impossible à départager.

Electransmission : Quel est ton meilleur souvenir dans ta carrière?
Clement: Je ne suis pas quelqu'un de nostalgique, mais j'ai toujours un certain plaisir à me remémorer la première année de GTC, je pense en particulier à la soirée de lancement de Tsugi à la Loco où l'on avait joué avec Oli et Micky dans la salle du haut pleine à craquer pendant toute la nuit pendant que Justice ou Miss kittin jouaient dans la salle principale. Je ne sais pas ce que ça donnait dans leur salle, mais la nôtre, c'était Ibiza!

Electransmission: Remarques-tu un grand changement dans le milieu musical depuis les dernières années, voire une certaine évolution?
Clement: Toujours le changement dans la continuité, et surtout une musique électronique dont le tempo se ralentit inéxorablement..

Electransmission : Quelles sont tes plus grandes influences musicales?
Clement: Italo, gothic, cold wave, minimal synth, industriel.

Electransmission : CD, Vinyls ou MP3?
Clement: Vinyl (2004-2008) puis CD-R (2008-2010) puis traktor CD (2010- ?)

Electransmission : Que devrais-t-on te souhaiter pour tes projets futurs?
Clement: Du succès et pleins de fans?
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Mais Clement ne chôme pas et quelques projets futurs sont prévus:
- Remix pour Gesaffelstein & The Hacker sur Zone
- Remix pour Stravostrand
- EP pour le label de Jennifer Cardini (Correspondant)
- EP de Krikor (Crackboy) sur Get the Curse à la fin du mois de mai!
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Clement Meyer
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