mardi 20 décembre 2011

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On a tous déjà entendu parler de Fischerspooner et Peaches. Et grâce à quelqu'un en particulier, ces personnes ont été connues grâce à un festival qui leur a permis de les lancer dans leur carrière. Il s'agit bien de Larry Tee que l'on a rencontré, le pionner de l'Electroclash.

Electransmission: Peux-tu décrire Larry Tee?
Larry:
Et bien, Larry Tee est un renégat, un producteur de musique électronique et un DJ qui se spécialise dans le dance music qui a un autre contexte; attitude, performance, humour.

Electransmission: Quand et comment a débuté ta passion pour la musique électronique?
Larry:
Ma passion a toujours été la musique mais dans l'ère du disco, je suis tombé en amour avec les artistes tels que Kraftwerk et Gorgio Moroder, puis est arrivé le new-wave, et j'y suis resté; Depeche Mode, New Order, j'adorais.

Electransmission: Tu as collaboré avec plusieurs artistes tels que Amanda Lepore et Princess Superstar, puis tu as énormément aidé au succès de Fischerspooner, Peaches, Peaches, Scissors Sisters, entre autres. Après tout, tu es une influence et un icône de l'Electroclash pour plusieurs. Mais toi, qui sont TES influences et idoles?
Larry:
Mes idoles incluent The B'52's, Panda Bear, Green Velvet, Donna Summer, Blonde ReadHead, Rufus Wainwright, The Hiddens Cameras... Plein de trucs.

Electransmission: Une grande part de ton histoire vient de ton expérience avec la scène des "Clubs Kids". Quels en sont tes meilleurs souvenirs?
Larry:
Je crois que de faire le concours "Hot Body Contest" au party Disco 2000 au cours duquel 50 personnes pouvaient se mettre nus afin de courir la chance de gagner 50$ était assez plaisant... J'étais sous quelques substances durant ce temps, très souvent... Je suis fier d'être "clean" depuis 14 ans, mais j'aimerais me souvenir davantage de cette époque, quelques fois.
Electransmission: Tu as créé le terme Electroclash vers les années 2000. Qu'est-ce qu'était la musique Electroclash pour toi ?
Larry:
Electroclash était de la musique électro qui combine les idées d'art de la performance et l'esprit du rock'n'roll. J'aimais l'idée que les musiciens était tous habillés différemment en ayant des idées différentes... Pas comme le "indie rock" ou "pop" qui peuvent devenir très conventionnel.

Electransmission: Dans ta carrière, tu as eu la chance d'être DJ à plusieurs endroits reconnus tels que le ROXY (NYC), Palladium et Twilo. Y-a-t-il des endroits que tu aimerais spinner?
Larry:
J'adorerais jouer à Ibiza (bizarre que je ne l'ai jamais fait), Coachella et au festival de musique ULTRA.... Et à la Maison Blanche! *Rires* J'adore Obama!

Electransmission: Quel genre de place et de public préfères-tu?
Larry:
J'aime une clientèle mixe qui vient écouter ma musique... Et la meilleure place pour trouver ce genre de public d'après moi est en Australie et au Brézil! J'ai aussi beaucoup de liberté pour jouer ce que je veux ici, à Londres.

Electransmission: Comment trouves-tu l'industrie de la musique ces jours-ci?
Larry:
Je n'ai jamais, dans mon entière carrière, travaillé pour l'industrie de l'enregistrement, mais ma musique sort sur ULTRA, le plus gros en Amérique. Si je me préoccupais par rapport à ce que l'industrie voulait, je ne ferais pas le genre de musique qui m'a rendu, en quelque sorte, influençable. J'adore l'industrie de la musique.

Electransmission: Finalement, quels sont tes futurs projets?
Larry Tee:
Je travaille sur mon prochain album (qui paraitra sur ULTRA), écris pour mon magasine "Carnage", organise mon party "Super Techno Party Machine" au EAST BLOC à Londres et rendra prêt mon prochain "single" CHARLIE, qui est inspiré du coiffeur de Lady Gaga, Charlie Le Mindu. Nous sommes en train de tourner un vidéoclip avec rien d'autre que des CHIENS avec des PERRUQUES! Soyez prêts!

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jeudi 29 septembre 2011

Entrevue avec Footprintz

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Mélodies empreignées de sons des années 80, looks dandi et rythmes sympathiques. Voilà ce qui, pour moi, rime avec Footprintz (Clarian North et Adam Hunter), formation Montréalaise signée sur nulle autre que Visionquest. Entretien avec des garçons au succès fulgurant.


Electransmission: Premièrement, pourriez-vous décrire Footprintz
?
C: Footprintz est l'exploration synthpsychédélique de la musique pop, des machines à fumée et ce que les rythmes de la nuit font à ton cerveau.
A: Footprintz explore les thèmes noirs de l'existence déguisées en de belles mélodies en combinaison avec de la musique plus physique qui est ressentie et non pas réfléchie. (En fait, c'est exactement ce que ma voisine Simone (et heureusement mon amie) nous a dit après des heures incalculables de "drums kicks".

Electransmission: Quand est-ce que votre passion pour la passion a-t-elle débuté? Qu'est-ce qui a fait en sorte que vous avez décidé de poursuivre dans cette voie?
C: Je dirais surtout la vengeance. C'est une motivation magique.
A: Je ressent souvent une culpabilité en général, ce qui m'a mené à l'idée de poursuivre le projet de musique.

Electransmission: Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés?
C: Nous nous sommes rencontrés dans un antre Japonais dans un lit de cauchemards et de bons moments.
A: Clarian et moi se sommes rencontrés par l'entremise de mon cousin Spaceman lorsque nous avions 15 et 16 ans. Finalement, c'était dans un afterhour appelé Sona.

Photo: Jordan Weitzman

Electransmission: Quelles sont vos plus grandes influences?
A: Marvin Gaye, Stevie Wonder, Kenny Dixon Jr., Slick Rick et Frederico Fellini. Oh et Deiter Meir.
C: Ben et Ram. The Unsettlers et mon animal raton-laveur Randy.

Electransmission: Footprintz devient de plus en plus populaire, et vous vous êtes même faits apercevoir et signer par Visionquest. Comment expliqueriez-vous tout ça?
C: Nous ne faisons que continuer et rouler. Nuit après nuits de plaintes pour de la musique trop forte et de whisky, ça en vaut la peine et ça repaye tout, que vous le croyez ou non.
A: Les nuits de whisky et de plaintes n'ont pas substitué en fait. Ni payé complètement..

Electransmission: Qu'est-ce qui vous inspire le plus pour la création musicale?
A: Surtout la chance.
C: Les saules pleureurs et la sensation froide dans mon estomac.

Electransmission: Vous avez joué dans une galerie d'art, un party piscine, un party sur le toit jusqu'aux petites heures du matin, et plus. Obtenez-vous plusieurs gigs pour jouer en dehors du pays? Quel genre de place préférez-vous?
C: Nous avons adoré l'Amérique du Sud. Le meilleur chocolat chaud de ma vie. Aussi, Paris quand nous y jouons. Nous avons entendu une rumeur comme quoi Rome serait la meilleure ville dans le monde.
A: C'est vrai, un homme très wise au nom de Marcel nous a un jour dit que le chocolat chaud est l'espresso de l'Ecuador. Un autre homme wise, je ne dirai pas son nom, nous a dit que Rome serait la meilleure ville dans le monde.

Electransmission: Y-a-t-il un gig ou une expérience avec la foule ou même un artiste que vous ne pouvez oublier?
C: Jouer au party piscine de Miami était super. Tale Of Us super trippant et profond. Visionquest a vraiment su mener le party et Guy Gerber a pratiquement volé de son stage tellement son set était complètement malade. Nous avons coupé notre set, mais les policiers ont arrêté notre performance pour des plaintes de musique trop forte.
A: Chaque show a été extrêmement mémorable et spécial. Celui à Montréal il y a quelques semaines par contre était d'un autre niveau et tout était d'une étrange perfection. Un afterparty dans un très petit loft et tous tes amis qui étaient là et faisaient le party. Le set d'ouverture de Spaceman a excédé le niveau de perfection, tout le monde chantait ensemble et se sentait vraiment bien lorsque nous jouions, et puis Thomas (Von Party) et Gus (Da Hoodrat) étaient super deep en jouant des pièces à t'en flancher l'esprit. Dur à décrire, mais quelques fois les étoiles s'alignent, et c'était une de ces soirées qui n'arrivent pas très souvent.


Electransmission: Finalement, quels sont vos projets à venir?
C: Nous travaillons sur plusieurs trucs ici et la. Un LP semble être un des projets à venir, mais pour l'instant nous préférons garder ça vague et voir en quoi le tout se développera. Le futur me semble bien.
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Ne manquez pas FOOTPRINTZ ce vendredi 30 septembre 2011!
Avec Thomas Von Party, Bordello et Bus
au TornCurtain, 6595A St-Urbain, Montréal (Qc)
(Événement Facebook)


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Par Marjolaine Robichaud
xelectransmissionx@hotmail.com

samedi 20 août 2011

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Qui ne connait pas Greg Pidcock? Après plusieurs années comme DJ dans plusieurs pays, il est maintenant installé à Montréal pour nous offrir ses meilleures sessions de DJ. Rencontre avec un DJ passionné.

Electransmission:Premièrement, pourrais-tu décrire un peu Greg Pidcock?

Greg
: Premièrement, Greg Pidcock n'est pas un pseudonyme. On me demande souvent si Pidcock est mon vrai nom ou pas et je peux t'assurer que ce l'est. Mon nom vient d'Angleterre comme mon père et le plupart de la meilleure musique sur terre. Mes origines viennent d'un peu partout par contre. Ma mère est de Los Angeles et je suis né à Calgary pour déménager à Bangkok à six ans. Après ça a été le Texas, Pérou, Ecuador et l'Inde pour mon adolescence. Mon parcours diversifié a défini mon son et j'ai pu expérimenter la musique dans tant de pays lorsque j'étais jeune que cela m'a ouvert l'esprit.

Electransmission: La passion pour la musique électronique a débuté très jeune chez toi. Comment tout cela a débuté?
Greg
: Wow, ceci est une question intense. Je me rappelle que je voulais une table tournante dès les 11 ou 12 ans. Je ne savais même pas ce que j'allais faire avec ces tables tournantes mais je les voulais, ça c'est certain. Comme je commençais à mettre de l'argent de côté, un de mes meilleurs amis a été un genre de contact, un pont vers le monde dans lequel je voulais m'introduire. Après cela, nous avons formé une petite équipe de quatre ou cinq DJs entre 13 et 15 ans faisant un jam chaque jour ensemble après l'école à Lima au Pérou. Mes parents sortaient de la ville quelques fois; moi et mon frère faisaient donc des partys de l'enfer lorsqu'ils partaient. J'ai même fait des gigs dans des clubs là-bas. J'avais à peine 15 ans - C'était les beaux jours.

Electransmission: Quelles ont été tes plus grandes influences?
Greg:
La diversité infinie de notre univers présent est définitivement la plus grande influence, mais mon père a eu une grande influence par comment et à quel point j'ai pu apprécier la musique. Il faisait souvent jouer du Pink Floyd et Bob Dylan quand j'étais petit. Nous sommes allés à au moins une vingtaine de concerts ensemble et il a toujours compris ma profonde connexion avec la musique. J'ai été capable de ramasser une douzaine d'albums ou compilations de gars dont je n'ai jamais entendu parler. Je sais que ce n'étais pas bien, mais cela était avant les MP3, je n'avais pas d'autre façon d'accéder à la musique car les magasins de CD dans ces pays étaient fraudeurs de toute façon.

Electransmission: Après avoir joué au Pérou, Écuador, Montréal et quelques autres places, quels sont tes plus beaux souvenirs?
Greg
: Pour l'Ecuador, je commençais à peine à expérimenter, mais les meilleurs souvenirs étaient d'écrire ces chansons techno nulles et de les montrer à mes amis de l'école. C'était des chansons techno industrielles terriblement mal produites, mais c'était quelque chose et de le faire me rendait heureux. Au Pérou, je n'ai pas eu à m'occuper de grand chose. Dans le milieu de la semaine, je me rendais aux meilleures soirées électroniques dans la ville. Une fois, mon père m'a même conduit pour voir un des DJs numéro un de l'époque, Tiësto, un jeudi dans un gros rave à Lima, sous condition que j'aille à l'école le jour suivant. Il est venu me chercher à 4:30 du matin. À ses yeux, si je voulais devenir un DJ, je me devais de faire l'expérience de qui le monde appelait numéro un. Oui, je sais que j'ai le meilleur père au monde. L'Inde a été aussi une grande part de mon évolution comme DJ. Quand j'y vivais, c'était le début de la musique house à Bombay. Ça a fait du bien d'en faire partie. Je suis retourné être DJ dans un festival à Goa appelé "Sunburn" il n'y a pas très longtemps et j'ai été témoin des changements massifs musicaux de l'Inde dans les 6 dernières années qui sont incroyables.

Electransmission: Après avoir eu une expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider d'avoir ton propre Label, Bad Pony Records?
Greg:
En fait ce n'est définitivement pas seulement mon label. Bad Pony Records est une idée créative de mon confident et mentor Tone Depth. Il avait besoin d'un coup de pouce pour sa musique et j'avais le grand intérêt de supporter un de mes héros. Éventuellement, je faisais assez de travail avec lui et le label que ça faisait seulement plus de sens que j'en fasse partie. Ma première parution, "Do Something", sortira en Septembre!

Electransmission: Quelle est ton opinion sur l'industrie de la musique de nos jours?
Greg
: Intense. Ça bouge si vite et les tracks dance pleuvent de nos jours. C'est tout de même une expérience et un défi à relever. J'aime bien toutes les variétés de musique de nos jours... Je peux trouver d'excellente musique qui va bien avec tous mes mood, peu importe comment je me sent en pensant sur le bouton. J'aime aussi comment les chansons peuvent s'agencer en dehors de toute barrière, être remixée et remixée en concordant avec tout genre de dancefloor. Le contrôle que nous avons avec le son ces jours-ci est incroyable.

Electransmission: Tu as joué avec plusieurs artistes tels que James Holden, Marc Romboy, Green Velvet, Layo & Bushwacka!, M.A.N.D.Y., Hector Romero, Stephane K, John Creamer, Angel Moraes, Tone Depth et plusieurs autres. Est-ce qu'il y a une collaboration que tu ne pourrais oublier?
Greg
: Pas mal toutes ces expériences étaient vraiment mémorables pour une raison ou une autre. Igloofest avec James Holden était le premier ÉNORME show que je n'ai jamais fait. J'ai entendu dire qu'il y a eu 80000 personnes qui sont venues à cette soirée! Aussi, jouer avec Layo & Bushwacka au Stéréo était définitivement une expérience maximale. J'ai attendu pendant 5 ans depuis la première fois que j'ai marché dans ce club avant de pouvoir jouer avec mes héros , ce qui était magique. Aussi, le Piknic Electronik avec Green Velvet était incroyable. Mention honorable à Philipp de M.A.N.D.Y, Kimberly Kitty et Maher Daniel pour un 24 heures de voyage à Ottawa le plus sauvage possible.

Electransmission: Tu détiens une soirée mensuelle au Cherry, à Montréal. Quel genre d'ambiance peut-on y trouver?
Greg: En fait je détiens deux soirées mensuelles au Cherry. Une s’appelle Pony Down que je fais avec Tony Depth le dernier samedi de chaque mois et l'autre s'appele "The Cock & The Cherry" que je fais avec Mimi Cherry, une performeuse burlesque de MondeOsé. L'endroit est dark, chaud et fou. Notre système de son est analogue et son design est fait par Angel Moraes. Définitivement ma deuxième maison à Montréal. Nous sommes une grosse famille heureuse and de loin c'est ma place préférée pour être DJ. Sang. Sueur. Larmes et Rires. Le show doit prendre place! Je fais beaucoup de Direction Artistique pour la soirée, Design et quelques uns des bookings au club aussi alors si tu viens voir au club même lorsque je ne suis pas DJ, il y a de fortes chances que j'y sois.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets à venir?
Greg
: Mon premier single sort en Septembre, je débute une ligne de vêtements avec des gens super, et j'ai aussi quelques surprises de plus à venir dans le futur.
Mais surtout, je serai DJ au Cherry avec Tone Depth le 27 Août!


jeudi 11 août 2011

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Christian Pronovost est un des pionniers dans le milieu. Tout au long de sa carrière, il a su agencer ses multiples talents pour nous offrir une des meilleures boutiques et ses talents de DJ. Entretien avec un artiste de renommée.

Electransmission: Premièrement, pourrais-tu décrire Christian Pronovost?
Christian: Un jeune homme passionné avec un goût particulier pour la musique éclectique. Très inspiré par l'art populaire, la culture et les mouvements sociaux.

Electransmission: Le début de ta passion pour la musique électronique a débuté il y a longtemps et tu es derrière les tables tournantes pour plus de 30 ans maintenant. Comment tout cela a débuté?
Christian: Comme plusieurs d'entre nous vers la fin des années 70, en se tenant dans les magasins de disques, en écoutant la radio, en allant dans les clubs. Vers 1980 j'ai commencé à être DJ; je n'ai juste pas arrêté. J'ai aussi eu mon diplôme en Radiodiffusion et Certificat en Communications. J'ai travaillé pour CKOI FM / Radio-Canada / CKMF comme recherchiste musical & script. J'ai déménagé et vécu à New York pendant un bout de temps et je suis revenu en 1986 pour ouvrir Inbeat Records.

Vers la fin des années 80 et 90, j'ai joué un peu partout à Montréal dans la plupart des clubs, afterhours, lounge et les gros événements. Vers la fin des années 90, j'ai pris une année de congé et je suis déménagé à Londres pour développer le concept et l'idée de "Lost Heroes". Pendant une de mes visites à Montréal, j'ai eu l'opportunité de rendre Inbeat à un autre niveau, donc j'ai décidé de rester et d'emmener Inbeat dans un plus grand espace. (Inbeat a déménagé 5 fois en 21 ans) Je suis toujours resté DJ explorant le monde de la production.

À la fin des années 90, j'ai débuté la collaboration avec les designers de mode pour créer musique/ mix pour leur défilé de mode, peu après j'ai commencé à travailler comme consultant musical et directeur musical pour la Semaine de la Mode de Montréal ainsi que pour le Festival de Mode & Design. Inbeat a fermé ses portes en 2010 après 21 ans en affaires et je suis consultant musical / producteur à temps plein et je travaille sur une tonne de projets en Arts / Média / Corporation.

Electransmission: Quelles sont tes plus grandes influences?
Christian: Pas mal tout; Culture, arts, musique, histoire, soirées tardives, matinées, rencontrer des gens qui ont vécu avant moi.

Electransmission: Quels sont tes meilleurs souvenirs - comme DJ jusqu'à ta boutique Inbeat (RIP)?
Christian: Le meilleur souvenir pour Inbeat était de recevoir de la nouvelle musique chaque semaine pour 21 ans... Rien ne pourrait battre ça!

Comme DJ, je suis toujours heureusement surpris par la multitudes de soirées que je fais maintenant. C'est un grand privilège pour moi après toutes ces années de se sentir aussi excité et revitalisé à mettre de la musique et d'en découvrir.

Electransmission: Après avoir eu une expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider de créer ton propre label, Lost Heros, qui sortira bientôt?
Christian: Lost Heros est un label qui est toujours en processus de création. Je dois trouver le temps d'assembler les dernières parties du projet, ce qui est un gros défi. Ceci dit, j'ai une bonne pile de nouvelle musique prête à sortir.

Electransmission: Quel est ton opinion sur l'industrie de la musique ces jours-ci?
Christian: C'est une jungle. Tu dois vraiment L'AIMER... Parce que les heures investies ne rapportent pas beaucoup comparé à l'argent que tu reçois. Pour moi, c'est ce que je fais.

Electransmission: Lost Heroes Arts & Media, tu peux me parler un peu de ce que c'est?
Christian: Consultation musicale pour Corporations / Média, Création musicale pour annonces/ événements, Production musicale, Concept créatif pour Événements / Média.

Electransmission: As-tu des soirées
permanentes présentement?
Christian: Pour moi présentement, c'est vraiment de jouer avec et pour des gens dont j'aime vraiment la soirée et qui ont une appréciation pour ma forme d'art, c'est pourquoi j'ai débuté avec Rodrigo Vergara un concept intitulé "The Box" que nous pouvons emmener partout, tout comme un club "pop up". Nous faisons aussi une série de sessions de Lost Heroes avec des DJs invités / amis partageant la même vision de la vie et de la musique. Nous avons eu Osunlade&Alex de Tokyo et nous en aurons davantage en septembre.

J'ai joué dans tous les clubs majeurs ayant une influence dans la ville et je n'ai aucune intention d'arrêter pour l'instant! Je suis toujours en recherche du match parfait.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets à venir?
Christian Pronovost: Je travaille sur plusieurs défilés de mode pour la prochaine Saison de la Semaine de la Mode débutant en septembre. Créer ces shows demande beaucoup de temps et d'énergie. Produire et remixer beaucoup de musique, plusieurs collaborations... Débuter le Label avant 2012. Excellent spectacle avec l'Opéra de Montréal en collaboration avec Zïlon et le designer Montréalais pour un show à Los Angeles. Je travaille aussi sur un show live.

Christian Pronovost
Consultant Musical
Lost Heros Arts & Media
Portable: 514-499- 2063
Maison: 514-577-2063

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samedi 23 juillet 2011

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DOC'TRIN est un artiste Montréalais multidisciplinaire. Capable de s'adapter aux genres musicaux les plus variés, nous l'avons rencontré question de savoir davantage qui il est, si vous ne le connaissez pas déjà.

Electransmission: Peux-tu décrire Doc'trin? Doc'trin: Tout est question de ma passion de la musique. Tout est question de ta passion pour la musique. Tout est question de combiner les deux et d'avoir du bon temps! Tout est question de perdre le contrôle, laisser le beat prendre ton âme et te posséder.

Je vois la piste de danse comme un univers alternif dans lequel aucun de tes problèmes n'existent pour un moment. Dès que tu embrouilles toutes tes distractions (Réflexions sur ta carrière, quand tu te demandes quel endroit sont tes amis, quand tu te demandes si tu as l'air stupide de danser..), il n'existe que toi et la musique et cela devient une expérience intime.

Les partys sont une célébration de la vie! Peut-être tu as eu une très mauvaise semaine ou peut-être tu en as eu une très bonne, mais dans les deux sens tu t'en est sorti vivant alors tu devrais le célébrer. Pourquoi laisser quoique ce soit l'empêcher? J'essaie juste de garder la foule garder le focus sur les bonnes chansons.

Electransmission: D’où provient le nom Doc'trin?
Doc'trin:
J'ai réalisé que j'ai beaucoup d'idéaux concernant le nightlife et j'adore parler d'eux avec les gens. Je crois fortement que cette game doit changer. Aussi, je visionnais The Wire quand j'ai pensé que ce serait un bon nom de prison hahaha.

Electransmission: De quel background musical viens-tu et qui sont tes inspirations?
Doc'trin:
C'est drôle, car j'aime dire aux gens à quel point "je n'ai pas grandi avec la musique". Le fait est que mes parents étaient extrêmement stricts à l'époque et tout ce que j'avais le droit d'écouter était de la musique d'église ou quelque chose du genre. Même du Soft Christian Rock à l'époque était un gros tabou. J'aurais été chanceux de pouvoir entendre une chanson de Phil Collins dans un magasin!

En sixième année, je me rappelle avoir testé la vague en écoutant Always be my baby de Mariah Carey. Ils sont venus rapidement dans la chambre pour arrêter la musique et me gronder. Respectueusement, j'ai suivi leur règle jusqu'à l'âge de 17 ans, quand mes convictions et ma faim pour la musique ne pouvaient se contenir davantage.

New Found Glory était mon premier band et Warped Tour mon premier show. Cela a été assez fou, surtout partant de rien depuis que je n'avais pas vraiment d'introduction à la culture pop. Plus de 99% des chansons de mon répertoire n'ont pas de connexion avec mon éducation. Les Beatles? Qui sont les Beatles? Hahaha.

J'imagine que tu peux dire que je suis inspirée par la musique qui a de l'âme. Je sais que c'est très abstrait et subjectif, mais j'ai le sentiment que je peux faire la différence. Est-ce que cela sonnait prétentieux?

Quelques DJs locaux que je regarde beaucoup ces temps-ci sont Guilty, Lexis, Scott Clyke & Andy Williams, The E.S.L Crew, Night Trackin', Cocktail Club Soundsystenm, Wilcox & Promise et DJ LUV.

Pour les sets live qui m'ont vraiment impressionné, je dirais Theo Parrish, Caribou, Floating Points (deux fois), Martyn, L-Vis 1990, Altered Natives, Ramadanman et El-B pour n'en nommer que quelques uns.


Electransmission : Qu'est-ce qui t'a poussé à être DJ?
Doc'trin:
Mes amis. Je leur dois tout. Ils savent à quel point la musique est une très grande partie de ma vie et ils ont été extrêmement encourageants.

Une salutation particulière à mon meilleur ami Josh Gallou qui m'a littéralement poussé dans ce monde, Adam Wilcox qui a sans arrêt nourri mon âme avec la "crème de la crème" de son catalogue musical énorme, Daniel Laflèche pour m'avoir donné mes premiers gigs et m'avoir donné beaucoup de support, Matt Bain m'ayant aidé à "matcher" des beats avec les tables tournantes ainsi que Mauricio Lobos, Wilcox&Promise et l'équipe de The Warm Up qui m'y a fait paraître beaucoup les derniers temps.

J'en dois une spécialement à Bus, Bowly, Jacques Greene, Guitly et Lexis pour m'avoir introduit à un tout nouveau son dans la dernière année! Je ne pourrais imaginer vivre sans lui maintenant.

Une autre à Dan Hadley et Steve Lud de Nice Music / Death of Vinyl pour m'avoir donné une tonne de trucs en étant très aidant et généreux. Dan était là même avant que je sache comment jouer un morceau! Parlant de générosité, en dernier mais non le moindre Johnny Jewel pour avoir commencé ma collection avec une coupe de compilations italiennes! J'espère n'avoir oublié personne.


Electransmission: Parlons du premier vinyl que tu as acheté.
Doc'trin
: Le premier vinyl que j'ai acheté était un 7' nommé Palmitos Park d'El Guincho. Je l'ai acheté à son show parce qu'il coûtait seulement 3$ de plus si tu achetais le CD. Il était vraiment beau et j'étais dans un mood pour dépenser, donc je me suis dit qu'il faudrait que je m'achète aussi une table tournante.

Le premier 12' que j'ai acheté était Outline de Gino Socciom, (encore, avant même d'avoir acheté une table tournante) j'ai acheté 5 copies parce qu'ils avaient seulement 40 copies en vente (sellées!) à l'Armée du Salut pour 25 sous chaque! C'était il y a quelques années encore.

En fait, je ne l'ai même pas acheté tout de suite car je n'était pas sûre ce que c'était. Tout sonnait dans le style italo disco (l'année 1979, le titre de la chanson avec le mot "dance", le nom italien et le fait que c'était fait à Montréal) mais la pochette de l'album n'est tellement pas attirante et j'était si peu informé à cette époque, pour moi c'était seulement une question de pile ou face et je n'était pas dans le "mood" pour ramener un mauvais album à la maison.

C'est drôle parce que j'ai justement vu Mike Simonetti comme DJ au Coda la semaine d'avant avec pratiquement personne, ce qui était ma première introduction à l'italo disco et j'ai demandé à Devon (dont j'ai appris qu'elle était DJ à une des seules soirées disco de l'époque à Montréal "Let the music play) (Suivi de Matt Bain un peu après), quels artistes qu'elle recommanderait. Elle m'a mentionné Gino Soccio, mais cela m'est seulement revenu en tête quelques jours après mon trip à l'Armée du Salut.

J'y suis retourné aussitôt que j'ai pu, espérant que personne d'autre aie eu la brillante idée d'acheter 5 albums. À ce prix, j'aurais dû acheter les 40 albums. Sérieusement, qu'est-ce que tous ces albums sellés de Soccio faisaient-ils là?


Electransmission: Lorsque tu es DJ, ton son est plutôt un mélange de disco, funk, house, acid et techno. Qu'est-ce qui t'a attiré à explorer cette union?
Doc'trin
: Je crois que ces genres peuvent être liés ensembles assez facilement. C'est comme s'il y avait une connextion naturelle, mais je mentirais si je disais que je n'ai pas été en premier influencé par les DJs de The Loose Joints et ceux de Night Trackin qui ont toujours fusionné ces styles très aisément.

Electransmission: Quelle est ton opinion à propos de la scène Montréalaise?
Doc'trin
: J'aime énormément Montréal. Je ne partirais vivre dans aucune autre ville pour le moment. Je sent que nous sommes assez choyés. Il y a des tonnes et des tonnes d'excellents artistes, DJs, festivals un peu partout dans la ville, et même si je réalise qu'il serait impossible de tous les découvrir en même temps, l'attitude générale que je vois à ces événements est vraiment cool.

Il y a trop de "règles non écrites" absurdes à propos du nightlife. En voici quelques exemples un peu comiques:

Un événement est seulement bon à la quantité d'amis qui seront présents. Tentez de voir où ils sortirons et suivez-les. Ne cliquez pas "Attending" sur Facebook tant que ces statiques ne sont pas prêtes! Tes amis vont bien entendu à tous les bars et clubs les plus cool de la ville, alors certainement la musique sera bonne.
Essaie bien fort d'être sur la guestlist par contre. Si tu ne peux pas, va quelque part d'autre où tu pourras te sentir spécial là-dessus.
Présente-toi autour d'1h am. Sois certain de ne pas danser tant que la piste de danse floor n'est pas remplie! Tu pourrais soudainement encourager quelqu'un.
Prend un break de cigarette avec la troupe pour 10-15 minutes. Retourne danser pour 20 minutes sur de la musique que tu n'as jamais réellement écouté dans tes temps libre. Prend un autre break de cigarette.
Danse jusqu'à ce que tu réalises que tu n'auras pas de bon temps tant et aussi longtemps que les DJs ne jouerons pas les chansons que tu as écouté toute la journée.
Va le plus possible à tous les partys que tu peux. Quand tu as fait ta tournée, commence à te demander à propos des guestlists à tous ces mystérieux after partys parce que la nuit est pratiquement terminée et que tu n'as rien à montrer aux gens, mis à part toutes ces photos partys où toi et tes amis paraissent siiiii bien!

Maintenant je sais ce que tu vas me dire: "cette attitude n'est pas particulière à Montréal". J'avoue, et peut-être que tout cela a un lien avec la nouvelle génération (qui a vraiment besoin d'un coup de pied dans les.. pantalons!), mais je continue de croire que les autres villes ont les mêmes shows que nous et qu'ils ont l'air à beaucoup plus apprécier et énervés. J'espère que je n'ai pas l'air d'un DJ cynique en disant cela. Toutes ces observations ont été faites longtemps avant que je commence à mixer. J'ai remarqué ces choses comme un danseur dans la foule et je me suis toujours senti mal pour les DJs qui jouaient une toune excellente sur un dancefloor vide.

Je dis seulement que j'aimerais énormément voir plus de gens qui aiment authentiquement la musique. As-tu déjà écouté le documentaire Pump up the volume? Ou encore Mastro - Larry Levan & Early DJ culture? Ce sont de VRAIES fans de musique! Écoute ces documentaires, ils sont tous les deux sur Youtube.

J'essaie de ne pas porter trop d'attention à ce que les autres personnes font quand je sort. Je me considère chanceux de vivre dans une ville qui a autant à offrir, alors tant que j'aime ça je vais être correct. Sur une autre note, je considère que Night Trackin' positivement responsable d'avoir rendu la scène où elle en est présentement. Ils nous ont emmené plusieurs artistes comme In Flagranti, Dâm Funk, Jacques Renault, L-Vis1990, Jimmy Edgar, Azari & III, Martyn, Floating Points et Kyle Hall dans la ville.

Présentement, Lexis (Musicismysanctuary.com) & Guilty (Lookout) emmènent beaucoup de grands noms comme Mount Kimbie, 2562, The Lady Blacktronika, Lone, Ramadanman, Zed Bias et El-B.

Marcus Garcia, Sinjin Hawke & Laurent Bassols ont ensembles fait en sorte que Montréal aie de super partys au Blue Dog pour des shows à 5$ avec invités spéciaux comme Brenmar, Contakt, Double Dutch et Canblaster.

Je veux aussi mentionner que Bus et Cocktail Club Soundsystem ont focussé pour faire grandir plusieurs artistes locaux émergents, tout en ayant créé une soirée mémorable avec le légendaire Voodoo Funk.

Tu sais quelle est la meilleure soirée à Montréal ? The Goods. C'est une soirée mensuelle à la Sala Rossa par Scott Clyke & Andy Williams qui se fait depuis plusieurs années et qui attire une foule habituelle (qui se présente super tôt sachant qu'elle dansera pendant plusieurs heures à venir sur quelques uns des plus envisagés, le tout sélectionné: house, disco, funk, hip-hop, r'n'b, reggae, soul, afrobeat, techno, etc, etc, etc). Tout le monde te souris sur la piste de danse te donnant le regard à la "Ohhh yeah, toi et moi sommes The Goods."

Avouons-le, non seulement notre ville est bombardée de super événements, mais aussi qui fleurit d'artistes locaux représentant Montréal dans un toxedo virtuel tels que Hissy Fit, HGLTD, Bowly et Jacques Greene (qui a récemment sorti un remix officiel de Lotus Flower - Radiohead).

Cela est sérieusement la vallée de lait et de miel ici, alors faisons lui attention.

Electransmission: Des projets à venir pour Doc'trin?
Doc'trin: Oui je viens d'acheter un Korg EMX-1 et je voudrais vraiment vraiment m'en aller dans la production.

Aussi, j'ai quelques DJ sets à venir qui s'en viennent dont je suis réellement excité; surtout le Défilé de Mode American Apparel dans un centre d'achat et que je suis DJ.

Mon but est de joue davantage dans des after partys. Maintenant j'ai joué à plusieurs endroits (que je ne devrais pas mentionner), j'ai réalisé que les "afters" sont mon type préféré d'endroits pour mixer. Je veux aussi continuer mon "bus stop mixes" depuis que j'ai davantage de temps.

P.S. Je serais intéressé à acheter un générateur pour que je peuve mettre mon set up entier dehors! Quelqu'un serait au courant ou aurait une idée?
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lundi 30 mai 2011

MAYDAY est une DJ Montréalaise forte talentueuse, connue surtout pour ses apparitions aux soirées Beat Me Up de Mary Hell. Elle a notamment participé et gagné au concours Diesel DJ Contest en 2009. Découvrons-la un peu davantage.

Electransmission: Peux-tu décrire Mayday?
Mayday: Une geek dans des vêtements cool.

Electransmission: Quand ta passion pour le DJing et la musique électronique a-t-elle débuté?
Mayday: J'ai été chanceuse de grandir avec deux frères et une famille en général qui étaient passionnés de la musique. Lorsque j'ai commencer à mixer, j'ai commencé à le faire car mon frère le faisait aussi. Je faisais jouer du hip-hop mais simultanément, j'ai commencé à être pas mal dans la scène rave de Toronto, ce qui montait vraiment en flèche à l'époque. Ces événements ainsi que tous ces enregistrements de cassettes dont j'avais accès m'ont donné un intérêt réel pour la musique électronique et au DJing. Je trouvais cela vraiment fascinant de pouvoir combiner deux chansons et que le résultat aie l'air d'une seule chanson pour une certaine période de temps, comparé au mixage de hip-hop qui était beaucoup plus du coupage ainsi que des mixes plus courts (même si j'aimais ça et que j'aime toujours ça).

À cette époque, il n'y avait pas réellement de façon d'écouter de chansons électroniques complètes , du début à la fin, à moins que tu aie acheté le vinyl. Alors en quelque sorte, je crois qu'en 2000 j'ai commencé à dépenser le peu d'argent que j'avais venant d'une job merdeuse à temps partiel (je crois que c'était un déli!) pour m'acheter de la musique Drum&Bass.

Electransmission: CD, Vinyl ou MP3?
Mayday: Dans un monde parfait, nous jouerions tout des vinyls et les vinyls seraient abordables (et aussi vraiment faciles à transporter), mais la réalité est que ce n'est pas le cas et les temps changent et doivent changer. Je crois que, comme remarque positive, qu'une musique digitale de qualité est remarquable, surtout pour la musique électronique. J'achète 15 chansons par semaine; je crois que je ne suis JAMAIS allée dans un magasin pour m'acheter 15 vinyls d'un seul coup... En fait je sais que je l'ai jamais fait.

La musique digitale me permet d'avoir accès à ma collection complète de musique en même temps, peu importe quand je suis DJ. Cela permet aussi aux DJs de se connecter à plusieurs styles différents. J'étais un DJ drum&bass au début, mais j'ai toujours gardé un intérêt marqué pour tout type de musique électronique et le coût des vinyls m'empêchait d'être capable d'exprimer mes autres intérêts via le DJing. La musique digitale a tout changé pour ça.

Je crois que dans n'importe quelle profession on doit s'adapter aux changements technologiques, au moins d'en être conscient.

Electransmission: Qu'est-ce qui t'a emmenée à produire ton site de podcasts?
Mayday: Je voulais un moyen pour partager la musique que je découvrais sur une base régulière. Je trouvais cela difficile de faire des mixes promotionnels et de rétrécir tout ça, car cela valait des mois de chansons. Étant donné que j'achetais encore plus de musique que jamais, j'ai cru qu'il serait intéressant de faire régulièrement des mixes de nouveautés, puis c'est une bonne façon de se faire une promo entre deux gigs.

Electransmission: Quelle est ton opinion à propos de la scène électronique Montréalaise actuelle?
Mayday
: Je crois qu'il y a pas mal d'événements qui sont produits(d'après moi) pour les mauvaises raisons. Les gens ont l'air de porter de moins en moins d'attention à la musique de qualité, mais beaucoup plus par contre à monter sur le stage et se faire prendre en photo, être VIP ou n'importe quelle autre façon que les promoteurs peuvent trouver d'attirer la foule. Il y a beaucoup de drogue et je crois que cet aspect devient excessif avec quelques une des jeunes scènes, et cela me fait peur quand je pense à ce que je voyais et ce que la drogue pouvait faire aux gens ainsi qu'au nightlife dans le passé.

Quelques fois il me semble que les bons DJs et les producteurs jouant de la bonne musique ne reçoivent pas l'attention des gens comme il le faudrait, et je mentirais si je disais que je ne me demande pas ce qui se passe, ni même que je me demande bien si je devrais encore continuer là-dedans.. ou si j'ai une place à Montréal.

PAR CONTRE, il y a plusieurs personnes qui je crois font d'excellents trucs même si ce n'est pas vraiment dans ma lignée. J'ai la chance d'avoir de bons amis DJs comme Vilify, Guilty et Corey K., qui produisent et jouent dans les meilleurs événements de la ville. Je suis fière qu'ils obtiennent la reconnaissance et ils le méritent, qu'ils jouent ma musique ou pas.

Electransmission: Penses-tu à la production?
Mayday: La plupart des gens ne le savent pas, mais souvent je m'assois et produis beaucoup de musique, je ne me sent juste pas prête à publier cet aspect de moi. Je crois qu'en étant DJ, je sais quelles sont les bonnes chansons et qu'il est important pour les producteurs de travailler sur un son/style qui leur appartient et qu'il leur est propre. Lorsque je joue mes chansons à côté d'artistes que j'aime, je ne sent pas qu'elles sont à ce niveau encore.

Je ne crois pas que tout le monde doit aimer ma musique, mais quand ils l'entendront, je veux qu'ils entendent des sons solides fait avec du bon matériel et des éléments qui composent une bonne chanson, que l'on aime la chanson ou pas.

En même temps, des fois je crois que je devrais cesser d'être une mauviette et de faire entendre mes chansons aux gens, pour voir ce qui se passe. Peut-être suis-je trop dure avec moi-même.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets futurs?
Mayday: En ce moment, je m'apprête à me préparer à déjeuner. C'est pas mal le plus loin que je veux projeter. :)

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vendredi 13 mai 2011

Jori est un compositeur Finlandais passionné par la musique électronique. La plupart peuvent le reconnaître par ses autres projets, dont Zyntherius et Kebacid. On vous fait découvrir davantage à propos du grand artiste.

Electransmission: Peux-tu décrire Jori Hulkkonen?
Jori: Premièrement et sûrement, je suis un amoureux de la musique. En plus un DJ, producteur, collectionneur de musique, passionné du synthétiseur mais j'écris aussi des chansons.

Electransmission: De quelle façon t'es-tu intéressé à la musique électronique ainsi qu'à la production?
Jori: Je n'ai jamais été une personne très sociable, alors découvrir la musique électronique dans les années '80 était quelque chose de parfait pour moi; nous pouvions tout faire nous-mêmes, sans être dans un band ou même sans avoir à apprendre à jouer de la guitare. Tout ce dont tu avais besoin, c'était de bonnes idées, quelques synthétiseurs et la passion de la musique.

Electransmission: Tu as plusieurs influences musicales, dont le synthpop, house, electro et techno. Comment décrirais-tu ton son?
Jori: J'ai 10 albums à mon actif (dont 2 qui paraissent cette année), plus d'une centaine de Vinyls 12' et un peu de production. Je dirais qu'il y a beaucoup de variation et que de décrire mon "son" devient alors plus difficile. Naturellement, j'ai quand même quelques genres de sons dans lesquels j'aime retourner ici et là ainsi que quelques équipements que l'on peut reconnaître. Sinon je crois que mon son est bien, mais pas trop poli, avec beaucoup de profondeur avec une dose de caractère.

Electransmission: Il y a plusieurs types d'ambiance dans ta musique. Que veux-tu offrir à ton public?
Jori: Je sais que cela est un cliché, mais je ne fais pas de musique pour mon public en premier, qui je crois est une force qui donne à ta musique un arrêt du temps.
Mais évidemment dans ma musique, j'aimerais exprimer quelques idées, que ce soit de la dance music ou quelque chose fait pour être écouté à la maison. Dans un sens, je veux donner quelque chose qui attire ton attention et, je l'espère, te mènera quelque part. Où, cela dépend de la personne qui l'écoute.

Electransmission: Es-tu souvent DJ en dehors de la production?
Jori: Les derniers 6 mois ont été pour mois très occupés au studio alors il y a eu moins de travail comme DJ, mais maintenant la balance se maintient à lentement plus de DJ et moins de studio, ce qui est bien. C'est un des aspects que j'aime à propos de ce travail, le fait que tu peuves balancer entre les 2 dépendant de plusieurs aspect; seul au studio pendant des semaines comparé à voyager et jouer dans les clubs.

Electransmission: Tu participes aussi à un projet avec Tiga, nommé Zyntherius. Comment cela a-t-il débuté?
Jori: Durant les 20 dernières années, j'ai produit plusieurs albums et il y a eu environ 25 pseudonymes, Zyntherius est un parmi eux et n'est pas très actif. J'avais simplement besoin d'un nom en 2001 pour moi et Tiga avec la sortie de Sunglasses et c'était un des plusieurs que j'ai écrit comme potentiel. Tiga & Zyntherius sonnait bien, à mon avis.

Electransmission: Ressens-tu une certaine nostalgie envers l'ancienne ère techno/house?
Jori: La nostalgie est un sentiment dangereux. Cela rend tout plus vieux, même ce dont tu ne t'intéressais pas trop avant paraît mieux. Pour la plupart des gens, la musique n'est que nostalgie. Lorsque tu vieillis, tu écoutes la musique que tu écoutais lorsque tu étais jeune ou au secondaire et d'une façon, ça te touche toujours... J'ai toujours été intéressé par la nouvelle musique, curieux de ce qui va se passer par la suite. Quelques fois je trippe et mets de vieux trucs, mais la nouveauté est toujours le chemin je crois. J'aurai assez de temps pour être nostalgique lorsque je prendrai ma retraite.

Finalement, peux-tu me parler un peu de tes projets à venir?
Jori: En ce moment, il y a un peu d'action du côté des parutions, c'est un peu le temps d'être payé pour avoir été tout ce temps enfermé dans le studio l'hiver dernier.

Premièrement, il y a le second album de PROCESSORY, un duo de moi et Jerry Valuri. L'album se nomme Change is Gradual et il sort le 31 mai sur Sugarcane Records (U.S)
http://www.sugarcanerecordings.com
http://www.youtube.com/user/sugarsmarcus

Deuxièmement, une autre collaboration de moi et Tania Bowers de Via Tania, THE TANIA AND JORI CONTINENTS qui sort le 21 Août sur le label Australien Other Tongues. Synthpop et chamberpop sont les ambiances. Tania a une voix superbe.

Et troisièmement, sortant le 14 juin, une collaboration que je tente d'avoir depuis longtemps avec Chris Lowe des Pet Shop Boys, STOP MODERNISTS, qui est un cover d'un classique de New Order, Subculture.
http://soundcloud.com/sahko/stop-modernists-subculture


Par Marjolaine Robichaud

samedi 23 avril 2011


Matt Walsh est un DJ et producteur de renommée. Signé sur Turbo et sur son propre label Clouded Visions, il nous parle brièvement de sa trajectoire.

Electransmission: Premièrement, peux-tu décrire un peu Matt Walsh?
Matt: Mâle bien soigné originaire de Londres, trippant sur la musique.

Electransmission: Ta passion pour la musique électronique a débuté quand tu étais jeune, lorsque la musique house était à son plus haut dans les années 90. Comment t'es-tu penché vers cette direction?
Matt: Je ne l'ai pas vraiment réalisé, c'est seulement arrivé. J'ai toujours eu une collection massive de musique donc pour moi, ça fait du sens de vouloir la partager avec les autres.

Electransmission: Lorsque tu spinnais au T-Bar de Londres, tu as été aperçu par Tiga et tu as signé sur Turbo. Est-ce que c'est par la suite que tout s'est enchaîné?
Matt: Lorsque je suis allée chez lui à Montréal, nous avons joué plusieurs hits acid dans une cave. Par la suite j'ai réellement débuté la production.

Electransmission: À quels clubs en Europe es-tu DJ présentement / ou a été?
Matt: Je suis résident à la soire Bugged Out! au bar XOYO de Londres. J'adore jouer en France, j'ai eu un gig à Rennes il y a quelques semaines qui a été un de mes favoris cette années pour le moment.

Electransmission: Après avoir eu de l'expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider d'avoir ton propre label, Clouded Visions?
Matt: Je reçois tellement de démos que j'ai décidé de les faire connaître comme cela. C'est une excellente façon de faire connaître tes goûts aux gens. Le concept de mon label est de refléter mes influences new wave et house. Je veux le garder le moins techno possible ni trop orienté sur la musique du moment pour cette raison.

Electransmission: Quelle est ton opinion sur l'industrie de la musique ces temps-ci?
Matt: Super, excitante. Chaque semaine il y a un nouveau train à sauter dedans.

Electransmission: On décrit ton son comme étant d'une énergie propulsante. Comment, toi, le décrirais-tu?
Matt: Je dirais entre le son d'une fracture du menton profonde et le rave festival des idiots.

Electransmission: Qui sont tes plus grandes influences?
Matt: Mon père m'a forcé à acheter de la musique dès un très jeune âge, il est donc mon influence première. Comme DJs, les premiers que je suis fanatique sont David Holmes et Andrew Weatherall.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets futurs?
Matt: Je vais à Nice la semaine prochaine pour terminer un 2e EP avec l'artiste français Zhao. J'ai un EP Clouded Visions qui paraîtra en mai sur MEANT intitulé "Room 101" et le prochain EP de mon label sera par The Countach, avec des remixes de Remain, Club Silencio, Miguel Manzano et Clouded Vision.
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Matt Walsh
www.myspace.com/djmattwalsh
http://soundcloud.com/mattwalsh
www.twitter.com/mattwalshcv
www.facebook.com/mattwalshcv
www.djmattwalsh.blogspot.com
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Bookings: laetitia@decked-out.co.uk
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Presse: nathan@nton.co.uk
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Par: Marjolaine Robichaud
Electransmission©

jeudi 21 avril 2011

On a pu l'entendre aux soirées F_CKSTAR du Sky et à GENDER BLENDER au Saphir, puis voilà qu'il est déjà parmi les DJ les plus émergents de Montréal. Après plusieurs sessions au CIRQUE DE BOUDOIR, on l'a entendu mixer auprès de DJ Mini ainsi qu'aux soirées Mad Maus.


Photo: Rita-Adèle Beaulieu

Mais d'où provient ce jeune talentueux qui se cache derrière les tables tournantes pour nous faire danser jusqu'aux petites heures du matin? C'est ce que nous saurons car Electransmission s'entretiens avec lui.

Electransmission: Narciss, peux-tu m'expliquer comment tu as débuté à être DJ?
Narciss: Personnellement, ça a commencé du jour au lendemain. J’avais toujours voulu faire une carrière en musique, ou quelque chose du genre, mais j’ai jamais vraiment réussi à exceller dans un instrument quelconque. Et puis, j’ai commencé à m’intéresser à la musique électronique. Sur un coup de tête, j’ai décidé d’arrêter mes projets d’études que je voulais faire pour devenir DJ. Je suis venu à Montréal en partie pour ça. Et puis, j’ai rencontré des gens, je me suis fait des contacts. Je ne savais presque rien sur comment ça fonctionnait et tout. Un ami, et DJ, Jonnybonnyrock, m’a initié, puis je me suis acheté de l’équipement et j’ai pratiqué. C’est un peu grâce à lui que j’en suis ici aujourd’hui, il m’a donné la chance de mixer avec lui à sa soirée de l’époque, F_CKSTAR, puis ensuite de travailler avec lui sur différent projet de soirée, dont Gender Blender. Ça été mon entrée en matière.

Electransmission: À quel moment as-tu su que c'est réellement ce que tu voulais faire?
Narciss: C’était dans un after-party organisé par Cirque De Boudoir. Il y avait peut-être 150 personnes, plus ou moins. Les gens embarquaient vraiment. L’énergie que ça peut créer de voir tout le monde danser quand c’est nous qui joue, c’est magique. Après y avoir goûter une fois, je ne pouvais plus y renoncer.

Electransmission: Pourquoi le nom "NARCISS" ?
Narciss: J’ai décidé ça sur un coup de tête. Je trouvais ça beau, simple et froid. J’aimais aussi le parallèle qu’il y avait à faire entre ce personnage et la société dans laquelle on vit actuellement.

Electransmission: La scène électronique montréalaise semble avoir de plus en plus de DJs émergents; crois-tu que cela ressemble à une compétition? Quelles qualités penses-tu qu'il faut posséder pour demeurer longtemps dans le milieu?
Narciss: De la compétition? Je ne sais pas si je peux appeler ça comme ça. C’est sur que dans un sens, il y a de plus en plus de DJ, mais de moins en moins de bar, donc ça peut affecter, mais je crois que chaque DJ a un style particulier à lui. Par exemple, il y a de plus en plus de groupe de musique, est-ce que ça fait des groupes des compétiteurs pour les autres. Je crois que si on propose un produit propre à soit, et travaillé, on peut trouver sa place parmi tout ça. Après ça, faut savoir ce que l’on veut, et surtout pourquoi est-ce qu’on veut être DJ. Ça devient très facile de se faire remplacer par d’autres si on a pour but simplement d’impressionner, ou de simplement porter le titre de DJ par exemple. Faut être capable de voir ce métier autrement que simplement comme un moyen de gratification quelconque, parce que sinon, c’est foutu.

Electransmission: Dans quel type d'événement Narciss est le plus propice à être DJ et quelle ambiance s'attend-on à recevoir de ta part?
Narciss: Je ne crois pas jouer dans un type d’événement en particulier (si c’est le cas, ce n’est pas voulu). Mais c’est certain que j’ai une préférence à jouer dans les afterhours. J’ai toujours eu l’impression que la musique que je joue se marie bien avec ce moment là de la soirée, c’est plus propice pour une ambiance plus sombre, avec des beats plus lourds. Ça fait tellement plus décadent!

Electransmission: Techno, électro ou minimal.. Du pareil au même pour toi? À quel type de son se réfère-t-on lorsqu'on pense à Narciss?
Narciss: Avec le temps, je crois qu’on ne classe même plus les morceaux. Quand j’entends une chanson, je me demande plus si je l’aime que quel est son style musical et si ça va « fitter » dans mes sets. Si j’aime un morceau, je le joue. C’est sur qu’il faut se définir à un moment ou l’autre, à ce moment là, ça peut être important. Si on veut me situer, je peux dire que je suis situé à quelque part entre la grande influence de l’electroclash de l’époque et les beats froids du techno-minimal actuel.

Electransmission: Es-tu davantage CD ou VINYL?
Narciss : Vinyl, mais c’est dommage parce que de plus en plus la référence dans les bars est le CD, donc on doit plus jouer avec ça.

Electransmission: Le disque/vinyl le plus rare de ta collection?
Narciss: La première version du Poney E.P. de Vitalic.

Electransmission: Quelle relation entretiens-tu avec la musique?
Narciss: C’est un besoin vital, voilà tout.

Electransmission: J'ai cru comprendre que tu voulais être promoteur d'événements?
Narciss: Ça va de soi quand on est DJ. Je crois que si on veut qu’un genre de soirée décolle, il faut être celui qui met le projet en branle. Sinon, c’est sûr que rien ne va se passer.

Electransmission: Quelles sont tes artistes préférés et tes plus grandes influences, puis pourquoi?
Narciss: Vitalic pour sa musique, aucun mot pour décrire. C’est comme un amour inconditionnel. Ivan Smagghe et Clement Meyer comme DJ préférés, c’est eux qui m’ont le plus influencé avec leur son sombre et froid. Mon plus grand modèle reste Tiga pour son parcours ici à Montréal.

Electransmission: Y-a-t-il des artistes avec lesquels tu aimerais collaborer?
Narciss: Je dirais que c’est les mêmes personnes que dans la question précédente. Je me suis toujours dis que le jours que jouerais dans le même lineup qu’Ivan Smagghe ou Vitalic, j’aurais réussi. Pour ce qui est du local, j’aimerais bien travailler avec Mini, Jordan Dare et Mike Mind éventuellement.

Electransmission: Tu m'as déjà fait part que tu voyais ton travail comme une création, peux-tu m'expliquer davantage ce que tu veux dire?
Narciss: Pour moi, je ne vois pas le DJing comme un enlignement simple de chanson. Je crois qu’à chaque fois, on crée quelque chose de nouveau, une suite unique. C’est ça qui fait en sorte que je suis absorbé parce que je fais. On finit par savoir comment faire agir le public d’une certaine façon, et on joue en conséquence. C’est en partie ce qui explique mon non-favoritisme aux demandes spéciales. Je crois que ce qui fait qu’un DJ est bon, c’est qu’il soit capable de faire lever la foule sans même avoir à jouer le tube du moment.

Electransmission: Quels sont tes projets à court terme?
Narciss: Je dirais que pour le moment, j’aimerais développer une petite soirée, ou des événements qui reviendraient à chaque mois. J’aimerais bien me mettre à la composition et production de musique aussi. Ça fait un moment que j’y pense, je crois que je suis enfin prêt à m’y mettre.


Le dernier mix de Narciss : Winterstorm
Winterstorm by Narciss

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