
Jeudi soir au Belmont. J'entre dans le club à peine éclairé de quelques lumières bleutées, le brouillard parcourant la pièce. J'entre à l'arrière pour discuter avec Ivan Smagghe de sa carrière musicale. Quelques bouteilles traînent ici et là et l'endroit est minime, mais la rencontre se fait rapidement avec enthousiasme. La musique est forte, l'ambiance est endiablée même au tout début de la soirée.
Electransmission: Tu as débuté ta carrière en tant que vendeur chez un disquaire réputé, Rough Trade, ainsi que comme collaborateur au Nova Magazine ainsi que Les Inrockuptibles. Crois-tu que cela a pu apporter quelque chose à ta création musicale?
Ivan: Tout est basé sur le disque. D'avoir travaillé dans un magasin de disques est la tâche la plus importante; j'ai commencé à y travailler car je leur devais trop d'argent! Si je pouvais gagner ma vie à jouer des disques tout seul ou pour 3 personnes, je le ferais.
Electransmission: Es-tu davantage vinyl, CD ou mp3?
Ivan: Ça m'est égal, tout ce qui compte c'est la musique. Des fois Tracktor en voyage, chez moi j'ai des vinyls... Ce n'est pas important du tout!
Ivan: Déjà j'étais gratuit là bas! Mais c'était une époque aussi; les débuts de Tiga, la fin des années 90! Aujourd'hui c'est surtout de l'électronique mélangé mais à l'époque en Europe, c'était vraiment important. Aussi il y a des gens avec qui je travaille encore aujourd'hui; des gens avec qui je travaillais à la radio et ce n'était que des filles; j'étais le seul garçon. Si je me rappelle bien c'était un club de lesbiennes. Pour moi c'est ma famille, vraiment. De même que je fais encore des soirées avec eux là-bas même si le club n'existe plus.
Electransmission: En tant que DJ, qu'est-ce qui t'inspire le plus à jouer comme musique? Est-ce qu'une chanson qui a joué à répétition sort de ta liste rapidement pour faire place aux promotions que l'on t'envoie d'avance ou est-ce seulement une question de choix personnel?
Ivan: C'est un peu inexplicable ça; il y a des trucs que je joue pendant très longtemps, des trucs que je joue et que je jette, c'est vraiment au feeling. Ce sont plutôt des choix personnels par rapports aux trucs du moment, ce qui marche etc. Pour moi; je joue ou je ne joue pas, même qu'il y a des trucs que j'aime et que je ne joue pas, voilà.
Electransmission: Je suis certaine que tu n'aimes pas t'enterrer sous un style musical prédéfini mais si je te demandais à le faire, tu t'identifierais comment?
Ivan: C'est impossible je crois pour moi de définir ça. Ce que j'essaie de faire c'est de faire danser les gens mais il n'y a pas de style attaché à ça. Si je commence à me donner un style je commence à fermer la boîte et je ne veux pas.
Electransmission: Quelles ont été tes plus grandes découvertes musicales?
Ivan: Cela date du temps que j'étais encore chez mes parents. Mon père écoutait beaucoup de musique dont Tangerine Dream et beaucoup de trucs des années 70. Mes premiers trucs, personnellement c'était plus rock; pendant que j'étais ado les discothèques étaient des places où il ne fallait pas aller, des places pour les sales gens etc. Les gens qui étaient dans la musique écoutaient du rock et c'est ce que j'ai écouté pendant longtemps. Puis après est venu la house music, et ça a changé. Mais le premier disque que j'ai acheté est Tainted Love, en 1982 je crois.
Electransmission: Si je te demandais quel moment as-tu été le plus fier dans toute ta carrière, ce serait lequel?
Ivan: Je ne sais pas trop, en fait j'espère que le moment dont je suis le plus fier n'est pas encore arrivé! Quand on prend les comptes, on voit que ce n'est pas fini encore. Jamais j'aurais cru qu'à 40 ans j'aurais fait tout ceci!
Electransmission: Qu'est-ce qui t'a poussé vers le milieu de la musique électronique?
Ivan: J'allais voir beaucoup de concerts entre 1985 et 1988 et j'ai été touché de voir ce que c'était de monter un groupe et tout. Mais les disques je ne les utilisais pas du tout et c'est venu après, ce sont les gens qui m'ont forcé à me diriger là-dedans, à être DJ et au tout début ça ne m'intéressait pas du tout, ce qui m'intéressait c'est la musique voilà tout. C'est venu par hasard en fait.
Photo: Juan Saez
Electransmission: On dit de ta compilation Death Disco qu'elle a été un succès phénoménal du genre electroclash en 2004 et que c'est un style musical qui est mort.. Saurais-tu dire pourquoi?
Ivan: Ce n'est que nommer des noms à la musique et je dirais qu'en ce moment ce style est un peu revenu. Ça ne veut rien dire ça. Je vois déjà du revival de choses que j'ai entendu en 2002-2003. L'electroclash c'est le nom de ce genre là, à cette époque là. C'était une époque qui a été importante pour Tiga, Peaches et tous ces artistes.
Electransmission: Finalement Ivan, quels sont tes projets à venir?
Ivan: Déménager mon studio, produire plus de musique, la musique, c'est toujours la musique.
Electransmission - Entrevue avec Ivan Smagghe by electransmission1Ivan: Tout est basé sur le disque. D'avoir travaillé dans un magasin de disques est la tâche la plus importante; j'ai commencé à y travailler car je leur devais trop d'argent! Si je pouvais gagner ma vie à jouer des disques tout seul ou pour 3 personnes, je le ferais.
Electransmission: Es-tu davantage vinyl, CD ou mp3?
Ivan: Ça m'est égal, tout ce qui compte c'est la musique. Des fois Tracktor en voyage, chez moi j'ai des vinyls... Ce n'est pas important du tout!
Photo: Juan Saez
Electransmission: Tu as performé par la suite au club Pulp. Quels sont tes plus beaux souvenirs de ce moment là et quels sont les atouts majeurs que cette expérience a pu t'apporter?Ivan: Déjà j'étais gratuit là bas! Mais c'était une époque aussi; les débuts de Tiga, la fin des années 90! Aujourd'hui c'est surtout de l'électronique mélangé mais à l'époque en Europe, c'était vraiment important. Aussi il y a des gens avec qui je travaille encore aujourd'hui; des gens avec qui je travaillais à la radio et ce n'était que des filles; j'étais le seul garçon. Si je me rappelle bien c'était un club de lesbiennes. Pour moi c'est ma famille, vraiment. De même que je fais encore des soirées avec eux là-bas même si le club n'existe plus.
Electransmission: En tant que DJ, qu'est-ce qui t'inspire le plus à jouer comme musique? Est-ce qu'une chanson qui a joué à répétition sort de ta liste rapidement pour faire place aux promotions que l'on t'envoie d'avance ou est-ce seulement une question de choix personnel?
Ivan: C'est un peu inexplicable ça; il y a des trucs que je joue pendant très longtemps, des trucs que je joue et que je jette, c'est vraiment au feeling. Ce sont plutôt des choix personnels par rapports aux trucs du moment, ce qui marche etc. Pour moi; je joue ou je ne joue pas, même qu'il y a des trucs que j'aime et que je ne joue pas, voilà.
Electransmission: Je suis certaine que tu n'aimes pas t'enterrer sous un style musical prédéfini mais si je te demandais à le faire, tu t'identifierais comment?
Ivan: C'est impossible je crois pour moi de définir ça. Ce que j'essaie de faire c'est de faire danser les gens mais il n'y a pas de style attaché à ça. Si je commence à me donner un style je commence à fermer la boîte et je ne veux pas.
Electransmission: Quelles ont été tes plus grandes découvertes musicales?
Ivan: Cela date du temps que j'étais encore chez mes parents. Mon père écoutait beaucoup de musique dont Tangerine Dream et beaucoup de trucs des années 70. Mes premiers trucs, personnellement c'était plus rock; pendant que j'étais ado les discothèques étaient des places où il ne fallait pas aller, des places pour les sales gens etc. Les gens qui étaient dans la musique écoutaient du rock et c'est ce que j'ai écouté pendant longtemps. Puis après est venu la house music, et ça a changé. Mais le premier disque que j'ai acheté est Tainted Love, en 1982 je crois.
Electransmission: Si je te demandais quel moment as-tu été le plus fier dans toute ta carrière, ce serait lequel?
Ivan: Je ne sais pas trop, en fait j'espère que le moment dont je suis le plus fier n'est pas encore arrivé! Quand on prend les comptes, on voit que ce n'est pas fini encore. Jamais j'aurais cru qu'à 40 ans j'aurais fait tout ceci!
Electransmission: Qu'est-ce qui t'a poussé vers le milieu de la musique électronique?
Ivan: J'allais voir beaucoup de concerts entre 1985 et 1988 et j'ai été touché de voir ce que c'était de monter un groupe et tout. Mais les disques je ne les utilisais pas du tout et c'est venu après, ce sont les gens qui m'ont forcé à me diriger là-dedans, à être DJ et au tout début ça ne m'intéressait pas du tout, ce qui m'intéressait c'est la musique voilà tout. C'est venu par hasard en fait.
Photo: Juan SaezIvan: Ce n'est que nommer des noms à la musique et je dirais qu'en ce moment ce style est un peu revenu. Ça ne veut rien dire ça. Je vois déjà du revival de choses que j'ai entendu en 2002-2003. L'electroclash c'est le nom de ce genre là, à cette époque là. C'était une époque qui a été importante pour Tiga, Peaches et tous ces artistes.
Electransmission: Finalement Ivan, quels sont tes projets à venir?
Ivan: Déménager mon studio, produire plus de musique, la musique, c'est toujours la musique.
Entrevue audio
Entrevue avec Ivan Smagghe, invité de la soirée, réalisée par Electransmission durant la soirée "Dance in Dark" au Belmont, Montréal (Soirée Dance in Dark)
Entrevue avec Ivan Smagghe, invité de la soirée, réalisée par Electransmission durant la soirée "Dance in Dark" au Belmont, Montréal (Soirée Dance in Dark)









