mardi 10 avril 2012

Artistes en entrevue








This interview is in english here!
Alan Fitzpatrick est un nom qui ressort souvent lorsqu'on parle de figures montantes. Vous avez peut-être entendu ses pièces, dont ceux qui figurent sur le célèbre label Drumcode.
Entretien avec un artiste passionné.

Electransmission: Premièrement, pourrais-tu décrire Alan Fitzpatrick?
A: Hmm... Je pourrais, ma biographie dit beaucoup plus de trucs intéressants! Mais sinon je suis un DJ et producteur originaire de Southampton au Royaume-Uni. Je produis ma musique depuis 2008 et se retrouve principalement sur le label Drumcode - incluant l'album de mes débuts, "Shadows in the dark", et 5 EPs - en plus de mon propre label 8 Sided Dice qui atteint presque 50 parutions. Vous pouvez en découvrir plus sur moi au http://www.alanfitzpatrickmusic.com/

Electransmission: Quand ta passion pour la musique a-t-elle débuté?
A: Mon plus vieux souvenir remonte à lorsque j'écoutais de la musique avec papa & maman et que j'avais 3 ans! Ils étaient de grands fans de Stewie Wonder, l'écoutaient beaucoup ainsi que d'autres artistes Soul et Motown. Lorsque j'ai grandi, la musique a joué une grande partie de ma vie; j'ai passé la plupart de mon temps au secondaire à jouer de la musique au lieu de travailler. Ce qui n'était pas apprécié par mes parents à l'époque, mais qui semble me rapporter maintenant!

Electransmission: Qui sont tes plus grandes influences?
A: Pour moi, mon inspiration musicale a débuté dans les années 80 en écoutant les premiers sons électronique. Des gens comme David Bowie, Herbie Hancock, Phil Collins, Human League, Depeche Mode, Kraftwerk...

Electransmission: Ton partenariat avec Adam Beyer (Drumcode) est, apparemment, ton meilleur travail à date. Comment pourrais-tu expliquer ceci? Y-a-t'il d'autres expériences qui te sont mémorables dans ce genre?
A: Depuis que j'ai commencé à faire de la musique que je collabore avec un gars nommé Dave Robertson. La plupart de tes lecteurs le reconnaîtrons davantage sous le nom de Reset Robot. Dave était dans le même cours de production musicale que moi, donc ça a fait du sens de travailler ensemble étant donné que nous aimions les mêmes choses et débuté en même temps. Nous avons toujours travaillé ensembles et je ne peux imaginer cela changeant dans le futur, même si je produis plusieurs choses de mon côté ces temps-ci et que Dave est pas mal occupé aussi.

Electransmission: Qu'est-ce qui t'inspire le plus pour la création musicale?
A: Passer du temps dans les clubs. J'ai toujours de l'inspiration pour ma musique en sortant dans les clubs et en entendant la musique dans cet environnement, le tout se complétant avec l'énergie et l'anticipation de la "crowd". Je crois qu'il est important d'écouter la musique dans un contexte précis. La musique techno est faite pour faire bouger les gens. Tu n'as pas cette vive impression en l'écoutant sur ton laptop avec tes écouteurs...

Electransmission: Vinyl, CD ou MP3?
A: Les 3 en même temps! J'utilise surtout des MP3 via des cartes SD ainsi que les CDJ2000 mais je garde toujours des CDs avec moi au cas il y aurait un problème et d'ailleurs, j'achète beaucoup de vinyls en ce moment.

Electransmission: En 2011, tu as fait la transition et tu es devenu un talent reconnu. Quand as-tu réellement débuté la production et le DJing?
A: J'ai commencé la production il y a 10 ans, à la maison dans ma chambre à coucher. Par la suite je me suis inscrit à un cours de technologie musicale pendant un an et je me suis acheté un studio et tout a commencé à partir de là. J'avais très hâte de commencer donc j'ai fait un mini-prêt et j'ai acheté tout le matériel nécessaire que je pouvais me permettre. C'était en 2008 environ que j'ai eu mon gros "break" et les gens ont commencé à reconnaître ma musique. À partir de 2009 j'étais DJ régulièrement et j'étais apte à le faire à temps plein à partir de 2010.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets futurs?
A: J'ai quelques projets pour cette année. Aussi loin que va la production, le prochain projet sera une collaboration EP avec un ami nommé Jon Gurd, qui sortira sur 8 Sided Dice. En mai, il y aura ma première parution sur Drumcode Ltd Vinyl Only qui se nommera Eyes Wide Open. Je planifie aussi une collaboration avec Gary Beck et Joseph Capriati pour plus tard dans l'année. Il y aura aussi quelques remixes que je ferai dans les prochains mois. Premièrement, un remix d'un classique de Cari Lekebusch appelé Steady Motion ainsi qu'un remix pour Ben Sims d'une pièce de son album le plus récent sur Drumcode.
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dimanche 1 avril 2012

aKIDO, c'est simple, c'est un projet musical fièrement Québécois qui a su percer partout dans le monde. Éclectique, en voici davantage sur Kim, celui à la source d'aKIDO.

Electransmission: Qui est aKIDO et quel est son background?
A: aKido, c’est moi: Kim Gaboury. Je suis un artiste indépendant né à Québec et résidant depuis plusieurs années dans le Vieux-Longueuil. En plus de la musique, je m’occupe de l’aspect administratif et business en lien avec rendre disponible cette musique et en tirer un salaire. Ça fait plusieurs rôles à jouer, c’est très prenant, mais la liberté artistique et l’autonomie qui viennent avec ces choix sont essentielles pour moi.

Electransmission: Ta passion pour la musique a débuté très jeune. À 12 ans, tu avais ton premier "band" et jouait déjà déjà de la guitare. Comment t'es-tu intéressé à la musique électronique?
A: J’ai joué de la guitare dans divers groupes rock pendant mon adolescence, souvent avec mon frère à la batterie. Parallèlement, je faisais des enregistrements-maison sur 4-pistes. De cette façon, j’ai développé mon oreille, mon style de composition, d’arrangements, j’ai appris à jouer plusieurs instruments, etc. Lorsque j’ai eu mon premier ordinateur vers 1998, j’ai commencé à explorer les possibilités qu’offraient cet outil. En même temps, je découvrais des artistes comme Amon Tobin, Massive Attack et Aphex Twin qui me donnaient le goût d’explorer autre chose que le rock en groupe.

Electransmission: Quand as-tu décidé de créer aKIDO?
A: Vers 2004. Mon dernier groupe original, Zolof, a implosé en 1998 à la suite d’une rencontre importante au bureau de Warner Music. Un peu désabusé, j’ai bifurqué alors vers une carrière en design graphique, qui m’a tenu éloigné de la musique pendant plusieurs années. C’était très lucratif et j’ai appris beaucoup de choses qui me sont utiles aujourd’hui. Mais en revenant d’un voyage à Londres, totalement inspiré, j’ai décidé de tout laisser tomber, et de me concentrer sur la musique uniquement. J’ai terminé des démos de pièces qui trainaient dans un fond de tiroir depuis un certain temps, et c’est ce qui est devenu “Playtime”, mon premier album sous le nom de aKido. Au départ, je le voyais comme une carte de visite pour approcher des réalisateurs dans le but de faire de la musique de films. J’ai fait des envois à des radios, à des journalistes, etc, ce qui a provoqué plusieurs choses intéressantes comme l’album dans les palmarès à travers le Canada, un vidéo pour Les Humains qui a eu un bon succès, etc.

Electransmission: Quand aKIDO est sur scène, il y a toi et ton frère Martin. En dehors de la scène, est-ce que Martin a des tâches spécifiques dans le groupe ou es-tu le seul qui s'occupe vraiment de la production et de tout le reste?
A: Après avoir lancé Playtime indépendamment, et qu’il eu reçu un certain succès, une compagnie de disque m’a offert un contrat et proposé de le lancer officiellement, avec de la promo traditionnelle, distribution etc. C’est à ce moment que j’ai dû commencer à réfléchir sur la façon de performer cette musique en spectacle. Avant ça, je n’avais même pas pensé faire des spectacles avec aKido! Je ne suis pas DJ, les shows de laptop ne m’attirent pas, alors mon frère et moi avons développé aKido LIVE. C’est en constante évolution et cela reflète plus notre passé dans des formations rock que mon travail en studio. Puisque je travaille seul en studio et que ces musiques sont très personnelles, j’ai des idées précises sur la façon que cela doit être joué en spectacle. Parfois nous avons un bassiste, des chanteurs invités, des projections vidéos. Je m’entoure de gens très talentueux. Pour diverses raisons, nous ne faisons des spectacles que très rarement, alors à chaque fois c’est très différent.

Electransmission: Qui sont tes plus grandes influences?
A: Frank Zappa, Dmitri Shostakovich, The Beatles, Stanley Kubrick, Gregory Crewdson... La liste pourrait être très longue.

Electransmission: Sur quel label es-tu?
A: J’ai d’abord lancé mon premier album sans étiquette, indépendamment. Ensuite, j’ai signé un contrat avec une étiquette locale mais ce fut une mauvaise expérience sur tous les points. J’ai dû mettre aKido en veilleuse pendant un an et demi, ce qui m’a empêché de profiter d’un certain momentum. J’ai alors créé mon étiquette, Nordique, sur lequel je sors ma musique depuis. J’ai refusé quelques offres d’autres labels, certains assez gros. Ce sont des décisions difficiles à prendre sur le coup, mais je crois qu’il faut suivre son instinct avant tout.

Electransmission: Qu'est-ce qui t'inspire le plus pour la création musicale?
A: La vie, et les sensations fortes de la création. J’adore le feeling de transe quand on se laisse guider par nos idées et d’être surpris par où elles nous mènent... On ne se souvient jamais de comment on y est arrivé vraiment, alors à chaque fois c’est à recommencer. Un mélange d’angoisse et d’euphorie, c’est très particulier. Depuis le temps, j’ai accumulé un bassin de fans à travers le monde et quand je vois que ma musique touche des gens qui ne parlent pas la même langue que moi, qui ont un environnement et une culture totalement différente de la mienne, ça me fascine et me pousse à continuer.

Electransmission: Vinyl, CD or MP3?
A: C’est plutôt sans importance pour moi car la musique est intangible et que la façon de la percevoir est personnelle à chacun.

Electransmission: Finally, what are your future projects?
A: J’ai encore beaucoup de musiques que je veux enregistrer et lancer, et nous aimerions vraiment avoir la chance de tourner à l’international. D’ailleurs je suis en train d’explorer une façon de rejoindre tous ces fans éparpillés à travers la planète qui aimeraient nous voir en spectacle, en direct. Parallèlement, je fais de plus en plus de musique de films.
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mardi 20 décembre 2011

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On a tous déjà entendu parler de Fischerspooner et Peaches. Et grâce à quelqu'un en particulier, ces personnes ont été connues grâce à un festival qui leur a permis de les lancer dans leur carrière. Il s'agit bien de Larry Tee que l'on a rencontré, le pionner de l'Electroclash.

Electransmission: Peux-tu décrire Larry Tee?
Larry:
Et bien, Larry Tee est un renégat, un producteur de musique électronique et un DJ qui se spécialise dans le dance music qui a un autre contexte; attitude, performance, humour.

Electransmission: Quand et comment a débuté ta passion pour la musique électronique?
Larry:
Ma passion a toujours été la musique mais dans l'ère du disco, je suis tombé en amour avec les artistes tels que Kraftwerk et Gorgio Moroder, puis est arrivé le new-wave, et j'y suis resté; Depeche Mode, New Order, j'adorais.

Electransmission: Tu as collaboré avec plusieurs artistes tels que Amanda Lepore et Princess Superstar, puis tu as énormément aidé au succès de Fischerspooner, Peaches, Peaches, Scissors Sisters, entre autres. Après tout, tu es une influence et un icône de l'Electroclash pour plusieurs. Mais toi, qui sont TES influences et idoles?
Larry:
Mes idoles incluent The B'52's, Panda Bear, Green Velvet, Donna Summer, Blonde ReadHead, Rufus Wainwright, The Hiddens Cameras... Plein de trucs.

Electransmission: Une grande part de ton histoire vient de ton expérience avec la scène des "Clubs Kids". Quels en sont tes meilleurs souvenirs?
Larry:
Je crois que de faire le concours "Hot Body Contest" au party Disco 2000 au cours duquel 50 personnes pouvaient se mettre nus afin de courir la chance de gagner 50$ était assez plaisant... J'étais sous quelques substances durant ce temps, très souvent... Je suis fier d'être "clean" depuis 14 ans, mais j'aimerais me souvenir davantage de cette époque, quelques fois.
Electransmission: Tu as créé le terme Electroclash vers les années 2000. Qu'est-ce qu'était la musique Electroclash pour toi ?
Larry:
Electroclash était de la musique électro qui combine les idées d'art de la performance et l'esprit du rock'n'roll. J'aimais l'idée que les musiciens était tous habillés différemment en ayant des idées différentes... Pas comme le "indie rock" ou "pop" qui peuvent devenir très conventionnel.

Electransmission: Dans ta carrière, tu as eu la chance d'être DJ à plusieurs endroits reconnus tels que le ROXY (NYC), Palladium et Twilo. Y-a-t-il des endroits que tu aimerais spinner?
Larry:
J'adorerais jouer à Ibiza (bizarre que je ne l'ai jamais fait), Coachella et au festival de musique ULTRA.... Et à la Maison Blanche! *Rires* J'adore Obama!

Electransmission: Quel genre de place et de public préfères-tu?
Larry:
J'aime une clientèle mixe qui vient écouter ma musique... Et la meilleure place pour trouver ce genre de public d'après moi est en Australie et au Brézil! J'ai aussi beaucoup de liberté pour jouer ce que je veux ici, à Londres.

Electransmission: Comment trouves-tu l'industrie de la musique ces jours-ci?
Larry:
Je n'ai jamais, dans mon entière carrière, travaillé pour l'industrie de l'enregistrement, mais ma musique sort sur ULTRA, le plus gros en Amérique. Si je me préoccupais par rapport à ce que l'industrie voulait, je ne ferais pas le genre de musique qui m'a rendu, en quelque sorte, influençable. J'adore l'industrie de la musique.

Electransmission: Finalement, quels sont tes futurs projets?
Larry Tee:
Je travaille sur mon prochain album (qui paraitra sur ULTRA), écris pour mon magasine "Carnage", organise mon party "Super Techno Party Machine" au EAST BLOC à Londres et rendra prêt mon prochain "single" CHARLIE, qui est inspiré du coiffeur de Lady Gaga, Charlie Le Mindu. Nous sommes en train de tourner un vidéoclip avec rien d'autre que des CHIENS avec des PERRUQUES! Soyez prêts!

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jeudi 29 septembre 2011

Entrevue avec Footprintz

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Mélodies empreignées de sons des années 80, looks dandi et rythmes sympathiques. Voilà ce qui, pour moi, rime avec Footprintz (Clarian North et Adam Hunter), formation Montréalaise signée sur nulle autre que Visionquest. Entretien avec des garçons au succès fulgurant.


Electransmission: Premièrement, pourriez-vous décrire Footprintz
?
C: Footprintz est l'exploration synthpsychédélique de la musique pop, des machines à fumée et ce que les rythmes de la nuit font à ton cerveau.
A: Footprintz explore les thèmes noirs de l'existence déguisées en de belles mélodies en combinaison avec de la musique plus physique qui est ressentie et non pas réfléchie. (En fait, c'est exactement ce que ma voisine Simone (et heureusement mon amie) nous a dit après des heures incalculables de "drums kicks".

Electransmission: Quand est-ce que votre passion pour la passion a-t-elle débuté? Qu'est-ce qui a fait en sorte que vous avez décidé de poursuivre dans cette voie?
C: Je dirais surtout la vengeance. C'est une motivation magique.
A: Je ressent souvent une culpabilité en général, ce qui m'a mené à l'idée de poursuivre le projet de musique.

Electransmission: Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés?
C: Nous nous sommes rencontrés dans un antre Japonais dans un lit de cauchemards et de bons moments.
A: Clarian et moi se sommes rencontrés par l'entremise de mon cousin Spaceman lorsque nous avions 15 et 16 ans. Finalement, c'était dans un afterhour appelé Sona.

Photo: Jordan Weitzman

Electransmission: Quelles sont vos plus grandes influences?
A: Marvin Gaye, Stevie Wonder, Kenny Dixon Jr., Slick Rick et Frederico Fellini. Oh et Deiter Meir.
C: Ben et Ram. The Unsettlers et mon animal raton-laveur Randy.

Electransmission: Footprintz devient de plus en plus populaire, et vous vous êtes même faits apercevoir et signer par Visionquest. Comment expliqueriez-vous tout ça?
C: Nous ne faisons que continuer et rouler. Nuit après nuits de plaintes pour de la musique trop forte et de whisky, ça en vaut la peine et ça repaye tout, que vous le croyez ou non.
A: Les nuits de whisky et de plaintes n'ont pas substitué en fait. Ni payé complètement..

Electransmission: Qu'est-ce qui vous inspire le plus pour la création musicale?
A: Surtout la chance.
C: Les saules pleureurs et la sensation froide dans mon estomac.

Electransmission: Vous avez joué dans une galerie d'art, un party piscine, un party sur le toit jusqu'aux petites heures du matin, et plus. Obtenez-vous plusieurs gigs pour jouer en dehors du pays? Quel genre de place préférez-vous?
C: Nous avons adoré l'Amérique du Sud. Le meilleur chocolat chaud de ma vie. Aussi, Paris quand nous y jouons. Nous avons entendu une rumeur comme quoi Rome serait la meilleure ville dans le monde.
A: C'est vrai, un homme très wise au nom de Marcel nous a un jour dit que le chocolat chaud est l'espresso de l'Ecuador. Un autre homme wise, je ne dirai pas son nom, nous a dit que Rome serait la meilleure ville dans le monde.

Electransmission: Y-a-t-il un gig ou une expérience avec la foule ou même un artiste que vous ne pouvez oublier?
C: Jouer au party piscine de Miami était super. Tale Of Us super trippant et profond. Visionquest a vraiment su mener le party et Guy Gerber a pratiquement volé de son stage tellement son set était complètement malade. Nous avons coupé notre set, mais les policiers ont arrêté notre performance pour des plaintes de musique trop forte.
A: Chaque show a été extrêmement mémorable et spécial. Celui à Montréal il y a quelques semaines par contre était d'un autre niveau et tout était d'une étrange perfection. Un afterparty dans un très petit loft et tous tes amis qui étaient là et faisaient le party. Le set d'ouverture de Spaceman a excédé le niveau de perfection, tout le monde chantait ensemble et se sentait vraiment bien lorsque nous jouions, et puis Thomas (Von Party) et Gus (Da Hoodrat) étaient super deep en jouant des pièces à t'en flancher l'esprit. Dur à décrire, mais quelques fois les étoiles s'alignent, et c'était une de ces soirées qui n'arrivent pas très souvent.


Electransmission: Finalement, quels sont vos projets à venir?
C: Nous travaillons sur plusieurs trucs ici et la. Un LP semble être un des projets à venir, mais pour l'instant nous préférons garder ça vague et voir en quoi le tout se développera. Le futur me semble bien.
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Ne manquez pas FOOTPRINTZ ce vendredi 30 septembre 2011!
Avec Thomas Von Party, Bordello et Bus
au TornCurtain, 6595A St-Urbain, Montréal (Qc)
(Événement Facebook)


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Par Marjolaine Robichaud
xelectransmissionx@hotmail.com

samedi 20 août 2011

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Qui ne connait pas Greg Pidcock? Après plusieurs années comme DJ dans plusieurs pays, il est maintenant installé à Montréal pour nous offrir ses meilleures sessions de DJ. Rencontre avec un DJ passionné.

Electransmission:Premièrement, pourrais-tu décrire un peu Greg Pidcock?

Greg
: Premièrement, Greg Pidcock n'est pas un pseudonyme. On me demande souvent si Pidcock est mon vrai nom ou pas et je peux t'assurer que ce l'est. Mon nom vient d'Angleterre comme mon père et le plupart de la meilleure musique sur terre. Mes origines viennent d'un peu partout par contre. Ma mère est de Los Angeles et je suis né à Calgary pour déménager à Bangkok à six ans. Après ça a été le Texas, Pérou, Ecuador et l'Inde pour mon adolescence. Mon parcours diversifié a défini mon son et j'ai pu expérimenter la musique dans tant de pays lorsque j'étais jeune que cela m'a ouvert l'esprit.

Electransmission: La passion pour la musique électronique a débuté très jeune chez toi. Comment tout cela a débuté?
Greg
: Wow, ceci est une question intense. Je me rappelle que je voulais une table tournante dès les 11 ou 12 ans. Je ne savais même pas ce que j'allais faire avec ces tables tournantes mais je les voulais, ça c'est certain. Comme je commençais à mettre de l'argent de côté, un de mes meilleurs amis a été un genre de contact, un pont vers le monde dans lequel je voulais m'introduire. Après cela, nous avons formé une petite équipe de quatre ou cinq DJs entre 13 et 15 ans faisant un jam chaque jour ensemble après l'école à Lima au Pérou. Mes parents sortaient de la ville quelques fois; moi et mon frère faisaient donc des partys de l'enfer lorsqu'ils partaient. J'ai même fait des gigs dans des clubs là-bas. J'avais à peine 15 ans - C'était les beaux jours.

Electransmission: Quelles ont été tes plus grandes influences?
Greg:
La diversité infinie de notre univers présent est définitivement la plus grande influence, mais mon père a eu une grande influence par comment et à quel point j'ai pu apprécier la musique. Il faisait souvent jouer du Pink Floyd et Bob Dylan quand j'étais petit. Nous sommes allés à au moins une vingtaine de concerts ensemble et il a toujours compris ma profonde connexion avec la musique. J'ai été capable de ramasser une douzaine d'albums ou compilations de gars dont je n'ai jamais entendu parler. Je sais que ce n'étais pas bien, mais cela était avant les MP3, je n'avais pas d'autre façon d'accéder à la musique car les magasins de CD dans ces pays étaient fraudeurs de toute façon.

Electransmission: Après avoir joué au Pérou, Écuador, Montréal et quelques autres places, quels sont tes plus beaux souvenirs?
Greg
: Pour l'Ecuador, je commençais à peine à expérimenter, mais les meilleurs souvenirs étaient d'écrire ces chansons techno nulles et de les montrer à mes amis de l'école. C'était des chansons techno industrielles terriblement mal produites, mais c'était quelque chose et de le faire me rendait heureux. Au Pérou, je n'ai pas eu à m'occuper de grand chose. Dans le milieu de la semaine, je me rendais aux meilleures soirées électroniques dans la ville. Une fois, mon père m'a même conduit pour voir un des DJs numéro un de l'époque, Tiësto, un jeudi dans un gros rave à Lima, sous condition que j'aille à l'école le jour suivant. Il est venu me chercher à 4:30 du matin. À ses yeux, si je voulais devenir un DJ, je me devais de faire l'expérience de qui le monde appelait numéro un. Oui, je sais que j'ai le meilleur père au monde. L'Inde a été aussi une grande part de mon évolution comme DJ. Quand j'y vivais, c'était le début de la musique house à Bombay. Ça a fait du bien d'en faire partie. Je suis retourné être DJ dans un festival à Goa appelé "Sunburn" il n'y a pas très longtemps et j'ai été témoin des changements massifs musicaux de l'Inde dans les 6 dernières années qui sont incroyables.

Electransmission: Après avoir eu une expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider d'avoir ton propre Label, Bad Pony Records?
Greg:
En fait ce n'est définitivement pas seulement mon label. Bad Pony Records est une idée créative de mon confident et mentor Tone Depth. Il avait besoin d'un coup de pouce pour sa musique et j'avais le grand intérêt de supporter un de mes héros. Éventuellement, je faisais assez de travail avec lui et le label que ça faisait seulement plus de sens que j'en fasse partie. Ma première parution, "Do Something", sortira en Septembre!

Electransmission: Quelle est ton opinion sur l'industrie de la musique de nos jours?
Greg
: Intense. Ça bouge si vite et les tracks dance pleuvent de nos jours. C'est tout de même une expérience et un défi à relever. J'aime bien toutes les variétés de musique de nos jours... Je peux trouver d'excellente musique qui va bien avec tous mes mood, peu importe comment je me sent en pensant sur le bouton. J'aime aussi comment les chansons peuvent s'agencer en dehors de toute barrière, être remixée et remixée en concordant avec tout genre de dancefloor. Le contrôle que nous avons avec le son ces jours-ci est incroyable.

Electransmission: Tu as joué avec plusieurs artistes tels que James Holden, Marc Romboy, Green Velvet, Layo & Bushwacka!, M.A.N.D.Y., Hector Romero, Stephane K, John Creamer, Angel Moraes, Tone Depth et plusieurs autres. Est-ce qu'il y a une collaboration que tu ne pourrais oublier?
Greg
: Pas mal toutes ces expériences étaient vraiment mémorables pour une raison ou une autre. Igloofest avec James Holden était le premier ÉNORME show que je n'ai jamais fait. J'ai entendu dire qu'il y a eu 80000 personnes qui sont venues à cette soirée! Aussi, jouer avec Layo & Bushwacka au Stéréo était définitivement une expérience maximale. J'ai attendu pendant 5 ans depuis la première fois que j'ai marché dans ce club avant de pouvoir jouer avec mes héros , ce qui était magique. Aussi, le Piknic Electronik avec Green Velvet était incroyable. Mention honorable à Philipp de M.A.N.D.Y, Kimberly Kitty et Maher Daniel pour un 24 heures de voyage à Ottawa le plus sauvage possible.

Electransmission: Tu détiens une soirée mensuelle au Cherry, à Montréal. Quel genre d'ambiance peut-on y trouver?
Greg: En fait je détiens deux soirées mensuelles au Cherry. Une s’appelle Pony Down que je fais avec Tony Depth le dernier samedi de chaque mois et l'autre s'appele "The Cock & The Cherry" que je fais avec Mimi Cherry, une performeuse burlesque de MondeOsé. L'endroit est dark, chaud et fou. Notre système de son est analogue et son design est fait par Angel Moraes. Définitivement ma deuxième maison à Montréal. Nous sommes une grosse famille heureuse and de loin c'est ma place préférée pour être DJ. Sang. Sueur. Larmes et Rires. Le show doit prendre place! Je fais beaucoup de Direction Artistique pour la soirée, Design et quelques uns des bookings au club aussi alors si tu viens voir au club même lorsque je ne suis pas DJ, il y a de fortes chances que j'y sois.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets à venir?
Greg
: Mon premier single sort en Septembre, je débute une ligne de vêtements avec des gens super, et j'ai aussi quelques surprises de plus à venir dans le futur.
Mais surtout, je serai DJ au Cherry avec Tone Depth le 27 Août!


jeudi 11 août 2011

Version anglais-english

Christian Pronovost est un des pionniers dans le milieu. Tout au long de sa carrière, il a su agencer ses multiples talents pour nous offrir une des meilleures boutiques et ses talents de DJ. Entretien avec un artiste de renommée.

Electransmission: Premièrement, pourrais-tu décrire Christian Pronovost?
Christian: Un jeune homme passionné avec un goût particulier pour la musique éclectique. Très inspiré par l'art populaire, la culture et les mouvements sociaux.

Electransmission: Le début de ta passion pour la musique électronique a débuté il y a longtemps et tu es derrière les tables tournantes pour plus de 30 ans maintenant. Comment tout cela a débuté?
Christian: Comme plusieurs d'entre nous vers la fin des années 70, en se tenant dans les magasins de disques, en écoutant la radio, en allant dans les clubs. Vers 1980 j'ai commencé à être DJ; je n'ai juste pas arrêté. J'ai aussi eu mon diplôme en Radiodiffusion et Certificat en Communications. J'ai travaillé pour CKOI FM / Radio-Canada / CKMF comme recherchiste musical & script. J'ai déménagé et vécu à New York pendant un bout de temps et je suis revenu en 1986 pour ouvrir Inbeat Records.

Vers la fin des années 80 et 90, j'ai joué un peu partout à Montréal dans la plupart des clubs, afterhours, lounge et les gros événements. Vers la fin des années 90, j'ai pris une année de congé et je suis déménagé à Londres pour développer le concept et l'idée de "Lost Heroes". Pendant une de mes visites à Montréal, j'ai eu l'opportunité de rendre Inbeat à un autre niveau, donc j'ai décidé de rester et d'emmener Inbeat dans un plus grand espace. (Inbeat a déménagé 5 fois en 21 ans) Je suis toujours resté DJ explorant le monde de la production.

À la fin des années 90, j'ai débuté la collaboration avec les designers de mode pour créer musique/ mix pour leur défilé de mode, peu après j'ai commencé à travailler comme consultant musical et directeur musical pour la Semaine de la Mode de Montréal ainsi que pour le Festival de Mode & Design. Inbeat a fermé ses portes en 2010 après 21 ans en affaires et je suis consultant musical / producteur à temps plein et je travaille sur une tonne de projets en Arts / Média / Corporation.

Electransmission: Quelles sont tes plus grandes influences?
Christian: Pas mal tout; Culture, arts, musique, histoire, soirées tardives, matinées, rencontrer des gens qui ont vécu avant moi.

Electransmission: Quels sont tes meilleurs souvenirs - comme DJ jusqu'à ta boutique Inbeat (RIP)?
Christian: Le meilleur souvenir pour Inbeat était de recevoir de la nouvelle musique chaque semaine pour 21 ans... Rien ne pourrait battre ça!

Comme DJ, je suis toujours heureusement surpris par la multitudes de soirées que je fais maintenant. C'est un grand privilège pour moi après toutes ces années de se sentir aussi excité et revitalisé à mettre de la musique et d'en découvrir.

Electransmission: Après avoir eu une expérience dans l'industrie, qu'est-ce qui t'a fait décider de créer ton propre label, Lost Heros, qui sortira bientôt?
Christian: Lost Heros est un label qui est toujours en processus de création. Je dois trouver le temps d'assembler les dernières parties du projet, ce qui est un gros défi. Ceci dit, j'ai une bonne pile de nouvelle musique prête à sortir.

Electransmission: Quel est ton opinion sur l'industrie de la musique ces jours-ci?
Christian: C'est une jungle. Tu dois vraiment L'AIMER... Parce que les heures investies ne rapportent pas beaucoup comparé à l'argent que tu reçois. Pour moi, c'est ce que je fais.

Electransmission: Lost Heroes Arts & Media, tu peux me parler un peu de ce que c'est?
Christian: Consultation musicale pour Corporations / Média, Création musicale pour annonces/ événements, Production musicale, Concept créatif pour Événements / Média.

Electransmission: As-tu des soirées
permanentes présentement?
Christian: Pour moi présentement, c'est vraiment de jouer avec et pour des gens dont j'aime vraiment la soirée et qui ont une appréciation pour ma forme d'art, c'est pourquoi j'ai débuté avec Rodrigo Vergara un concept intitulé "The Box" que nous pouvons emmener partout, tout comme un club "pop up". Nous faisons aussi une série de sessions de Lost Heroes avec des DJs invités / amis partageant la même vision de la vie et de la musique. Nous avons eu Osunlade&Alex de Tokyo et nous en aurons davantage en septembre.

J'ai joué dans tous les clubs majeurs ayant une influence dans la ville et je n'ai aucune intention d'arrêter pour l'instant! Je suis toujours en recherche du match parfait.

Electransmission: Finalement, quels sont tes projets à venir?
Christian Pronovost: Je travaille sur plusieurs défilés de mode pour la prochaine Saison de la Semaine de la Mode débutant en septembre. Créer ces shows demande beaucoup de temps et d'énergie. Produire et remixer beaucoup de musique, plusieurs collaborations... Débuter le Label avant 2012. Excellent spectacle avec l'Opéra de Montréal en collaboration avec Zïlon et le designer Montréalais pour un show à Los Angeles. Je travaille aussi sur un show live.

Christian Pronovost
Consultant Musical
Lost Heros Arts & Media
Portable: 514-499- 2063
Maison: 514-577-2063

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